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Communisme : un Sève et çà repart !...

CN46400

Le vieux philosophe (92 ans), sur la table, a remis l'ouvrage. Près de 700 pages pour décrire les ballotements d'un gros bouchon sur les eaux agitées des 19 et 20°siècles. Ca se lit facilement, même si le guide nous amène dans des profondeurs jusque là bien peu visitées. Quelques historiens patentés, qu'on ne plaindra pas, en gros ceux qui ont cru pouvoir tirer quelques profits des évènements moscovites de 1991 en s'alignant hostensiblement sur la musique bourgeoise soudain exclusive, devront soigner quelques échymoses.Les autres, nous les cocos et ceux qui ne chérissent pas le capitalisme vont y apprendre que si la révolution peut, comme en 71 à Paris, et 17 à Pétrograd, être facile, l'abolition des classes est autrement plus complexe.

Je ne reviens pas sur Lénine qui est, ici, traité comme il n’aurait jamais dû cesser de l’être par des communistes français. Après avoir consacré 300 pages pour distinguer la "visée marxienne du communisme" des divers socialismes du XIXe siècle, et démontré que pour Marx, le communisme n’est pas un projet, mais un mouvement dialectique qui "dépasse l’état des choses existant". Donc que, pour lui, le communisme est la mesure de toute politique, Lucien Sève attaque, sur 350 pages, le procès de Staline.

La charge est à la hauteur des fautes, et du bilan de celui qui a manœuvré dans le dos de Lénine, malade, pour accaparer un pouvoir, sur la Révolution, dont Lénine ne disposait qu’avec parcimonie, et en fonction des états de services, reconnus de tous, qui étaient les siens en ce début 1923. C’est la capacité de travail du géorgien, qui avait amené Lénine à le proposer pour le poste de secrétaire général, c’est la ruse, et l’intelligence, qui vont lui permettre d’échapper à la dernière décision de Lénine, celle de demander son éjection d’un poste où sa brutalité était devenue intolérable.

Mais Sève va beaucoup plus loin, Il explique, à sa façon, c’est à dire par le menu, comment Staline se sert de la dépouille de Lénine, qu’il a fait momifier contre l’avis de la famille, pour dévier discrètement et progressivement, sur deux ans, la politique de la NEP, pour "plusieurs générations" avait dit Lénine vers "le socialisme dans un seul pays". Une politique volontariste, autarcique, basé sur de la main d’oeuvre à bas coût, forcée dans de larges proportions, Sève est discret sur cet aspect, préférant insister sur l’aliénation de ces travailleurs qui ne peuvent se sentir, quelque part, propriétaires de ces gigantesques entreprises, qu’un État-léviathan contrôle avec une bureaucratie pléthorique, dominée par des pontes qui, en 91, pilleront ces avoirs sous l’oeil impavides de milliers de prolos aliénés, persuadés qu’il n’avaient rien à perdre, et peut-être même à y gagner....

Sur l’aliénation, Séve me parait léger. L’aliénation du salariés ne dépends pas que du sentiment de propriété. Un bon salaire fait reculer l’aliénation, tout comme de bonnes conditions de travail et de vie, de bonnes relations de travail, l’efficacité du travail réalisé, des magasins correctement achalandés etc... Or sur tous ses terrains l’URSS de 91 est à la ramasse, et depuis longtemps. On sait maintenant que la mortalité normale aussi bien qu’infantile étaient reparties à la hausse...

Sève passe, évidemment, du temps sur les crimes, que le dictateur n’assumera jamais, mais qui sont là, et qui démontrent sa volonté de gouverner hors de tout débat, et, bien sûr, hors de toute critique. Il en déduit qu’à partir de l’arrivée de Staline, et jusqu’en 91, ni le socialisme, ni le communisme ne sont, à Moscou, passés des discours dans la réalité. J’ai dans mes tiroirs une cinquantaine de cartes du PCF et je dois, avec Sève, et pas sans douleurs, constater cette réalité, mais aussi que le vieux philosophe a mis, selon moi, le doigt au bon endroit !

Ceci dit, il y a d’autres points qui, avec Sève, coincent un peu. Par exemple, il confirme, laborieusement, la position qu’il a adopté en 1976 en suivisme de l’opération "dictature du prolétariat" lancée par le trio Juquin-Fiterman-Marchais pour contrarier le glissement électoral vers Mitterrand. Ce fût un échec et un facteur de division dans le PCF. A quoi peut donc servir un parti communiste si ce n’est pour prioriser les intérêt du prolétariat (immense majorité) au dépends de ceux de la bourgeoisie (infime minorité) ? Certes, le mot "dictature" ne sonne plus exactement comme au XIXe siècle, mais la sémantique ne peut justifier l’amputation du raisonnement marxiste d’un concept de cette importance.

Sur le "dépérissement de l’État" dont il regrette qu’il n’ait pas été enclenché en URSS, j’ai aussi du mal à le suivre. Tant que les intérêts bourgeois seront dominants dans le monde je vois mal comment une nation pourrait faire l’impasse sur une politique de défense étatique.

Autre divergence sur le qualificatif "stalinien" accolé à Deng Xiao Ping, alors que ses réformes en Chine s’apparentent bien plus à la NEP de Lénine qu’au "socialisme dans un seul pays" de Staline. Sur la Chine actuelle, Sève fait très court, sans doute craint-il, comme n’importe quel chat échaudé, l’eau froide. Ou peut-être compte-il sur la Chine pour meubler la troisième partie de son texte (le communisme au XXIe siècle) qu’il annonce pour dans quelques temps ? Cependant, même si, en Occident, la connaissance de la Chine reste superficielle, on ne peut pas ne pas noter l’extraordinaire différence entre les rues de Pékin en 2019, et celles de Moscou en 1991...et même en 2019 ! Et Sève se tait ; attente ? Surprise ? Doute ? Ou prise d’élan avant de sauter ?

Enfin Sève considère Staline comme un bien piètre dialecticien. C’est possible, mais mourir dans son lit après 26 ans de pouvoir absolu et de chausses-trappes de toutes espèces est un exploit qui n’est pas à la portée du premier venu. Et, il a, quand même, réussi à travestir, de fond en comble, la démarche léninienne au point de leurrer des millions de crédules, dont moi, persuadés que, comme lui, les héritiers la poursuivait consciencieusement.

Les soviétiques ont partagé leur temps entre deux dirigeants géniaux, pour le meilleur avec Lénine et pour le pire avec Staline.

Mais je referme le livre de Sève, avec l’agréable sensation que les conclusions tirées de mes derniers voyages chez Marx et Lénine sont confirmées. A savoir que la sortie définitive vers la société sans classe ne peut intervenir qu’après le capitalisme, jamais avant ! Tout simplement parce que le "à chacun selon ses besoins" ne peut se construire que sur "l’accumulation primitive du capital" que Sève nomme "développement des forces productives", et que, pour le moment, seul le capitalisme, naturel, ou d’État (Lénine-Deng), s’est avéré capable de produire. Certains vont déprimer, pourtant c’est d’optimisme qu’il s’agit là.

En Occident le capital est partout, et largement, accumulé. Reste à réaliser l’union des prolos, immense majorité qui doit travailler pour vivre, souvent chichement, contre la bourgeoisie, infime minorité qui ne pèse que son poids, c’est à dire rien devant l’unité du prolétariat.... (Communisme ? 40€)

COMMENTAIRES  

26/09/2019 20:01 par Autrement

CN46400 lecteur de Lucien Sève, voilà une bonne et étonnante nouvelle !
Bonne, parce que le communisme vivant est toujours bon à prendre, étonnante, parce que ce contributeur ne nous montrait pas souvent ce visage.
Je suis depuis longtemps une fidèle admiratrice de Lucien Sève, notamment depuis "Marxisme et théorie de la personnalité", où il refonde et réinstaure de fond en comble la psychologie. Partant de la thèse de Marx que « l’essence humaine n’est pas une abstraction inhérente à l’individu isolé " et que " dans sa réalité, elle est l’ensemble des rapports sociaux », il explique que l’essence humaine étant ainsi excentrée, l’hominisation se fait par la capacité de l’enfant, puis de l’adulte, à s’approprier le plus possible des rapports sociaux et des biens communs, matériels et culturels, ainsi inventoriés ou créés.
Pour rendre tout-à-fait possible que l’humanité puisse s’humaniser complètement, il faut donc "exproprier les expropriateurs" !

Il montre, contrairement à l’essentialisme psychanalytique, que la personnalité développée poursuit son développement sur une base nouvelle (dont le corps et ses pulsions n’est que le support), et que cette base est concrètement l’emploi du temps de chacun, ce que chacun fait ou est contraint de faire, chaque jour, du temps de sa vie.

Alors les revendications de la réduction du temps de travail, du droit aux vacances et aux loisirs, du droit d’accès de tous à tous les domaines de la connaissance et à toutes les formes de culture, du droit à une retraite en bonne santé, jeune et digne, du droit à des ressources qui permettent tout cela etc. - prennent tout leur sens ; on se bat pour ne pas se laisser déposséder de sa propre vie.

Il affirme ainsi que les "génies" sont seulement les hommes normaux de leur époque, et que c’est au contraire le rabougrissement général qui fait problème et qui reste à expliquer. Par les ravages physiques et moraux qu’exerce le capitalisme prédateur et assommoir.

Je m’étais d’emblée enthousiasmée pour cette version humaniste et désaliénante du marxisme, par opposition aux thèses structuralistes d’Althusser (qui n’est pas pour autant à mépriser !) Si Dwaabala (les anciens se le rappellent sûrement) était encore là, il saurait mieux encore nourrir la discussion.Ou d’autres présentement.

Merci à CN46400 pour ce compte-rendu ! L’important est de constater une fois de plus que l’idée communiste n’est pas morte, qu’elle est au contraire plus que jamais une nécessité de notre temps, et qu’il faut lutter pour assurer sa survie ...en parant au plus pressé. Car comme dit aussi Lucien Sècve après Marx : le possible est une catégorie de la pratique.

27/09/2019 06:44 par Francçois de Marseille

L’histoire de Staline montre à mes yeux que même les idées les plus altruistes finiront corrompues par l’humain sans un contrôle parfaitement horizontal.
Tout comme l’attraction gravitationnelle fini par avoir raison du nuage primitif homogene en condensant des planètes, l’appât du pouvoir finit par corrompre n’importe quel système. Dès qu’une forme centralisée de gouvernance émerge, elle condense la tyrannie.
Il n’y a aucune exception à cette règle qui ne sort pas de nul part, mais constitue le résultat d’une force tout aussi incontournable que la gravitation : l’égo.
La conséquence directe, c’est qu’il ne faut jamais déléguer la prise de décision à quelqu’un qui sollicite ce privilège, mais surtout qu’il ne faut absolument jamais le faire sans une forme très stricte de contrôle.
Toute forme de gouvernance qui ne respecte pas ces règles de base est voué à la tyrannie.

27/09/2019 09:17 par CN46400

@ François
"jamais le faire sans une forme très stricte de contrôle".
Hélas, combien de dictateurs, dont Staline, étaient, avant, des "contrôleurs"... Sève insiste sur le "congrès annuel" auquel Lénine était attaché et qui disparu dès l’inauguration du Mausolée. Mais, et Sève le montre bien, rien ne peut remplacer la formation politique de fond. Staline s’est essentiellement appuyé sur la vision "vulgaire" du marxisme de la majorité, post-guerre civile, du PCUS, et jamais rectifiée jusqu’en 91. Sève explique les exécutions de Boukharine, Trotski, Zinoviev, Kaménev etc..suite aux procès de Moscou, par le souci de se protéger contre toute critique de fond dont était capables ces militants. C’est aussi pour cette raison qu’avant d’être éliminée, la NEP, que Staline avait toujours approuvée du vivant de Lénine, est devenue "un recul provisoire" alors qu’elle avait été décidée "pour plusieurs générations" (Lénine). Pour les dictateurs,l’ignorance est aussi une arme de destructions massives...

27/09/2019 16:13 par François de Marseille

@ CN : "hélas, combien de dictateurs, dont Staline, étaient, avant, des "contrôleurs"... "

Je parle du controle du pouvoir, pas de celui des citoyens. Si le controle doit s’effectuer par la voie de controleurs, c’est bien évidement une forme de pouvoir qu’il faudra traiter comme le reste.

27/09/2019 18:08 par Georges SPORRI

@ François de Marseille / Expliquer les faits humains par la nature humaine est une tautologie / Hitler et de Gaulle ont utilisé des référendum pour imposer leurs points de vue /

La révolution communiste mondiale a commencé en Russie (1917) et a été vaincue en Allemagne par l’écrasement de la révolution spartakiste (1919). Après ça l’URSS avait le choix entre la NEP et le stalinisme, donc entre 2 formes de capitalisme mal développé d’état sous la direction politique du "pouvoir des soviets" qui se sont bureaucratisés inévitablement = état ouvrier dégénéré !

28/09/2019 08:56 par CN46400

@ Georges Sporri
Ta démarche n’est pas fausse, mais si une, des deux solutions, a vécu, et échoué, l’autre reste une hypothèse qui ne peut être, si on veut être sérieux, ni évacuée, ni négligée. Ensuite, excuse-moi, mais je crois impossible de les décrire toutes les deux en moins d’une ligne...

28/09/2019 11:01 par Francçois de Marseille

@ G Sporri : "Expliquer les faits humains par la nature humaine est une tautologie / Hitler et de Gaulle ont utilisé des référendum pour imposer leurs points de vue /"

Ce que je dis est une tautologie nécessaire vu que tu n’en tiens pas compte dans tes raisonnements.
Tant que la révolution de l’esprit voulue par Krishnamurti n’est pas achevée, aucun centre de pouvoir ne peut émerger sans dévier vers le totalitarisme.
Les graines du totalitarismes étaient déjà plantées en octobre 17 en Russie, Makhno en a fait les frais.
Les GJ ont compris ça, pas de porte parole en huit-clos, c’est d’une intelligence rare. Du coup les GJ pourris se retirent eux même du fruit. Cette expérience montre qu’il est possible d’instaurer des règles toutes simples qui neutralisent la rapacité humaine.
Celui qui est contre est un tyran qui s’ignore.

28/09/2019 16:43 par Georges SPORRI

@ CN 46400 / La Russie en 1917 c’était "quelques ilots de capitalisme dans un océan de petite production", en 1921 c’était pire car la guerre civile avait fait beaucoup de dégâts. La première tâche des bolcheviks c’était de créer l’internationale communiste à partir des 21 conditions + de fonder l’anti impérialisme (congrès de Bakou). En Russie une révolution communiste immédiate aurait été une ineptie économique, alors la "dictature du prolétariat" devenait "dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie" et la NEP, rassurante pour le capitalisme mondial qui a toujours les nerfs solides, évitait une guerre permanente contre les puissances capitalistes. C’était surtout indispensable pour faire le boulot que la bourgeoisie russe aurait dû accomplir = industrialisation, alphabétisation, électrification, infrastructures, formation d’ingénieurs en grand nombre....

Mais voilà, à force de faire le boulot d’accumulation primitive du capital on peut être obligés d’employer les mêmes méthodes que les capitalistes. Et quand on emploi les mêmes méthodes on devient quoi ? Cette tragédie, l’échec de la révolution allemande et plus tard mondiale, pays par pays, imposait la NEP ! Mais c’est incompréhensible pour les militants. D’où la scission du parti en trois tendances incarnées par Staline / Trotski / Boukharine. La théorie stalinienne du socialisme dans un seul pays (hérésie !) étant plus facile à comprendre que les pensées complexes de Trotski et surtout Boukharine, Staline triompha.

Heureusement pour nous nos pays sont déjà développés et nous ne serons pas confrontés à de telles tensions. La prochaine révolution communiste pourra partager des richesses qui existent déjà.

29/09/2019 01:01 par Bruno

Je n’ai lu qu’un seul livre de Lucien Sève, c’est celui-ci et je l’ai trouvé formidable par bien des aspects et parce qu’il est d’une étonnante actualité :

29/09/2019 08:58 par CN46400

@ georges Sporri
Ok, nous sommes à 90% sur la même longueur d’onde. Tu a magnifiquement résumé la pensée, parfois complexe, de Sève qui cite Lénine : "Dans les pays arriérés la révolution est facile mais le communisme est impossible, dans les autres, le communisme sera facile mais la bourgeoisie y est bien plus solide.."
Comme Sève, tu mets le doigt sur le "marxisme vulgaire" qui prévalait dans le PCUS qui se donna en 27 à Staline et qui explique que Trotski et Boukharine ne surent pas défendre, ouvertement, la NEP qu’ils avaient, comme Staline, approuvé au temps de Lénine. C’est sidérant de voir que Trotski a pu, sans, pour autant, se positionner en défense de la NEP, avec une phrase ("ce sera la pénurie policière"), démolir le "socialisme dans un seul pays" au point que Staline, sauf le contenu, abandonne la formule. Et Boukharine qui se fend d’une série d’articles (25-26) en promotion de cette ineptie, alors qu’il écrivait l’inverse au temps de Lénine....

29/09/2019 08:58 par Assimbonanga

DIXIT Georges : Heureusement pour nous nos pays sont déjà développés et nous ne serons pas confrontés à de telles tensions. La prochaine révolution communiste pourra partager des richesses qui existent déjà.

Ne serais-tu pas resté coincé au XXè siècle, Georges ? Tu ne vois pas venir la catastrophe environnementale ? Tu es comme ces gros commerçants des stations de sports d’hiver arc-boutés sur leur modèle, le seul qu’ils connaissent et n’imaginent absolument pas que tout peut changer, basculer ? Polémique dans une station de ski

Si communisme il y a -ce dont je doute vu l’état des esprits modernes formatés à grande échelle- ce serait éventuellement pour le partage des ressources encore consommables, la gestion des pénuries.

29/09/2019 13:20 par Georges SPORRI

@ Assimbonanga ... Pourquoi veux tu que les salariés des stations de ski aient envie de perdre leurs emplois et de se retrouver au RSA ? Idem pour les employés de la plasturgie, de l’imprimerie, de l’emballage, des cartonnages, des centrales électriques, des garages, des industries en général ! L’irresponsabilité sociale sadique des écolos est répugnante, c’est pour cacher ça qu’ils se planquent derrière le visage angélique de GT.

29/09/2019 18:47 par babelouest

Si tout le monde est au même niveau, un peu plus bas que ce que nous connaissons maintenant, et qu’il n’y ait aucune exception, où est le problème, Georges ?

29/09/2019 18:54 par Assimbonanga

Mais Georges, que feront-ils quand il n’y aura plus de glacier, plus de neige ? Tu vois bien que les glaciers sont en train de fondre. Certains ont déjà disparu. Tu veux qu’on pompe l’eau des nappes phréatiques pour fabriquer de la fausse neige avec des moteurs à gasoil ou au nucléaire pour que des gugus glissent béatement ? Il faut préserver les emplois, pas la vie ?
Les usines de plastic, elles ont été une solution pour "créer de l’emploi", c’est vrai. Des politiciens ont veillé à leur installation (Wauquiez sur Loire & Haute-Loire). Mais tous les poissons de mer et les cétacés sont désormais fourrés au plastic.

Jean-Luc Mélenchon, dans son récent bulletin vidéo, a remarqué que Greta a de moins en moins le visage angélique aux yeux des médias. C’est pas faux ! Elle est désormais l’ennemie de Trump et chien-chien Macron commence à la critiquer du coup. Donc, les photos d’elle sont moches désormais, ses traits déformés par des rictus haineux...

Les écolos ne sont pas sadiques ; ils préviennent. Ce qui nous arrive dans la tronche va faire mal, très mal.

29/09/2019 19:10 par CN46400

@Assimbonanga
Le communisme c’est "a chacun selon ses besoins" pas à chacun selon ses désirs...Il m’est arrivé d’aller aux sports d’hiver, çà ne veut pas dire que, pour moi, les sports d’hiver sont un "besoin" pour tout le prolétariat...Mais cela suppose aussi que, si sa situation économique le permet, un prolos puisse profiter des sports d’hiver....

29/09/2019 23:44 par Georges SPORRI

@ Assimbonanga / J’ai déjà souvent répondu = planter 1200 milliards d’arbres dans les zones chaudes et arides / produire les hydrocarbures par des réacteurs Steinfeld / production massive et propre d’hydrogène liquide pour les centrales électriques et les industries / construire 2 milliards de km de buttes de permaculture "Geoff LAWTON", par des robots, dans les zones froides et arides ou semi-arides pour relancer la bio diversité (km pas km2, je précise ça pour éviter les réponses d’abrutis) / Industrialisation des tâches ménagères pour rationnaliser les pratiques sans néo puritanisme ....etc...etc... Car le communisme marxiste vise la satisfaction de tous les besoins et DESIRS légitimes de l’humanité ! Si tu préfères le fascisme de BARRAU ou l’austérité totale des ZADistes, vas y sans moi.

30/09/2019 03:05 par CN46400

@Babelouest
"Niveau un peu plus bas", par rapport à qui ? Drahi, Dassault, Macron ou les SDF de la porte de La Chapelle ? Serait-il luxueux de proposer à tous ceux qui travaillent à Paris d’être correctement logés à Paris ? et idem dans toutes les villes de plus de 50 000hab ? Doit-on interdire tous les extras, sports d’hiver, Puy du Fou, Futuroscope, Disneyland etc Faut-il instaurer une police des loisirs ? avec ce qui est autorisé, ce qui est toléré et ce qui est interdit ?

30/09/2019 11:52 par babelouest

@ CN

Serait-il luxueux de proposer à tous ceux qui travaillent à Paris d’être correctement logés à Paris ? et idem dans toutes les villes de plus de 50 000hab ? Doit-on interdire tous les extras, sports d’hiver, Puy du Fou, Futuroscope, Disneyland etc Faut-il instaurer une police des loisirs ? avec ce qui est autorisé, ce qui est toléré et ce qui est interdit ?

Pour ma part, déjà j’aimerais bien que PERSONNE n’ait à prendre l’avion pour les vacances, ni pour tout déplacement pas obligatoire.... (y compris les avions privés bien sûr, qui devraient être bannis hors transports sanitaires de grande urgence). C’est mon côté égalitaire, qui me ferait aussi préférer que l’on ne doive pas faire plus de 5 kilomètres pour aller au travail, en autobus gratuit. Si, c’est possible, j’en suis persuadé. Il suffit qu’il y ait de petites unités au plus près, plutôt que de grandes usines ou de grands ensembles de bureaux. Si les extranationales sont interdites, c’est jouable ! On peut imaginer combien la pollution baisserait naturellement, avec cent fois moins de transports obligés....

Il faudrait tenir compte de tout : des laveuses de linge communes, des téléphones publics gratuits à chaque carrefour (mais plus de machine portables), des loyers normalisés selon uniquement le nombre de pièces (lié à la structure familiale correspondante), un seul type de contribution à la gestion publique : l’impôt sur le revenu à 15 ou 20 tranches. Et tout le reste dans cet esprit-là.

30/09/2019 17:18 par Assimbonanga

Bientôt tu vas pouvoir planter sans te déplacer trop loin, dans la Creuse ou le Puy-de-Dôme. Ce seront des déserts si ça contnue comme ça.
Bon enfin, les ploucs prennent le taureau par les cornes. Au-dessus de chez moi, l’un d’eux fait venir la foreuse, un truc géant avec un énorme moteur pour l’alimenter. Le plouc aura son eau privée pour ses vaches et "maintenir le revenu", chose sacrée.
Bien sûr, il déduira ce frais somptuaire de son calcul comptable pour le calcul de son revenu mensuel... Toute l’eau qu’il aura détournée à son profit sera forcément détournée d’ailleurs.
Plus on aura de catastrophes, plus ils vont rajouter leurs solutions qui causeront le malheur suivant. On n’en sera plus à savoir si le prolétaire a droit aussi à sa semaine de sports d’hiver.
Allez, on verra bien ! Encore quelques années sans doute pour gaspiller selon ses besoins ! Et à crédit, bien entendu.

30/09/2019 17:21 par Assimbonanga

Il y a des chances pour la vie des zadistes soit nettement moins austère que la mienne. La richesse, Georges tu le sais, ne réside pas dans les consommations matérielles. Les zadistes ont une vie sociale et culturelle. Et une foi !

30/09/2019 17:26 par Assimbonanga

@CN46400 Doit-on interdire tous les extras, sports d’hiver, Puy du Fou, Futuroscope, Disneyland etc Faut-il instaurer une police des loisirs ?
Hé bien, voilà l’abcès crevé ! C’est enfin sorti. Il y a une peur. Je fuis le futuroscope. Je n’irai pas faire la queue au futuroscope. Le Puy-du-fou est désormais une multi-nationale comme Disney... Tu y est allé ? Et au giscardoscope ? Tous ces machins où on te tond savamment. Où tu laisses ton fric. Où on te formate le cerveau.
Tu as peur qu’on te les interdise ?

01/10/2019 09:00 par Assimbonanga

Au Brésil, l’Amazonie n’est pas la seule région qui part en fumée Je crois qu’il va falloir faire fissa pour replanter ! On est un peu pris de vitesse...
@Georges, qu’entends-tu par " Industrialisation des tâches ménagères" ? Tu m’intéresses.

Il est évident que toute la société est plus ou moins complice des usines petro-chimiques puisqu’il nous faut des bagnoles, des camions et des canons à neige et aussi des quad, des motos, des camping-cars, toutes sortes de bateaux à moteurs, véhcules de loisirs.
La France a été prise d’assaut par un président de "société civile", c’est à dire pro patronal, pour les entreprises, les chefs d’entreprises, cadres supérieurs, grands patrons, sociétés multi-nationales qui ont un désir de faire baisser le coût du travail et se partager le gâteau des biens publics au moyen de privatisations alors qu’il faudrait tout le contraire et mettre le paquet sur le transport ferroviaire, le ferroutage, l’entretien des barrages, des écoles, des hôpitaux, des gendarmeries, des palais de justice pour que ça fonctionne dans un esprit de respect et non avec des bacqueux qui se déguisent en blackblocs dans une culture de la guerre civile contre la population. Créer des emplois dans le service public au service de la vie courante serait plus approprié que construire des bateaux de croisière qui empoisonnent les Marseillais avec des fumées toxiques pour faire briller des lumières dans les cales scintillantes de paillettes.
Las...
Les lois de chefs d’entreprises de ce gouvernement ont "simplifié" les inspections du travail et l’accès aux permis de construire, favorisant ainsi les catastrophes industrielles à venir. Ils sont malins ! Pour obtenir le vote, sacrifier à l’apparence de la démocratie, ils font miroiter aux petits patrons ou minuscules auto-entrepreneurs des baisses d’impôts. Mais ce sont surtout les grosses entreprises qui se mettent dans la poche des profits colossaux. Ces "économies" manquent dans les caisses de protection de la population, nous gens qui ne sommes rien que des chiffres de personnes qui vomissent ou ont des migraines suite à "l’incident", l’accident industriel.

01/10/2019 10:22 par CN46400

@Assimbonanga
Je n’ai jamais franchi aucun de ces guichet, mais il m’arrive de passer 1h30 devant un match de foot et de n’être pas beaucoup plus intelligent après qu’avant. Il existe une industrie du loisir comme il existe une industrie automobile, et l’une comme l’autre transporte aussi un zeste de l’idéologie dominante qui est l’idéologie bourgeoise, celle des propriétaires du capital. C’est contre ceux-là qu’il faut ferrailler, pas contre les millions d’exploités qui, l’espace d’une soirée, ou d’une journée, cherchent à oublier le turbin, le chagrin, l’exploitation quoi !

01/10/2019 18:46 par Georges SPORRI

@ Assimbonanga / C’est le programme communiste = centres de la petite enfance cogérés parents / puériculteurs (trices) - Communautés pédagogiques et éducative cogérées pareil pour les enfants / Communes d’adolescents autogérées et supervisées avec droit de regard et d’intervention des parents / Dans les 3 cas = abondance par mise en commun des jouets et du matériel pédagogique... + buanderie industrielle pour tous +entreprises de nettoyage pro pour tous...
Cantines, repas à domicile et aussi restaurants autogérés avec rotation des rôles (les "clients" participent au service, y compris cuisine et organisation - animation.
Le capitalisme réalise déjà ça mais de façon inégalitaire et mercantile. La qualité de l’alimentation industrielle capitaliste est faible (pizze surgelées, plats cuisinés micro-ondes ...etc.) parce qu’elle correspond au commerce de détail non rationnel.

02/10/2019 09:15 par Assimbonanga

@CN46400, j’espère que tu ne m’as jamais entendu m’en prendre aux spectateurs des matchs de foot ? Ce serait une usurpation sous faux pseudo car je suis tout à fait d’accord avec ton propos : "C’est contre ceux-là qu’il faut ferrailler, pas contre les millions d’exploités qui, l’espace d’une soirée, ou d’une journée, cherchent à oublier le turbin, le chagrin, l’exploitation quoi !" Ceci dit, ce n’est pas qu’un zeste de l’idéologie dominante. C’est carrément des wagons. Ça fuse de partout, entre le commentateur sportif, les pubs lumineuses, les marques sur les maillots... N’es-tu pas ulcéré de ce qu’est devenu le sport, foot, rugby, cette "professionalisation", ces achats de sportifs qui n’ont plus rien à voir avec l’ancrage local ?
@merci Georges ! Cette organisation correspond à des zones de population assez denses. Je pense que les Zadistes sont aussi très imprégnés de mise en commun, mais en campagne c’est à petite échelle.

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