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Ce que la mode du tatouage dit du malaise social

Difficile de voir la mode actuelle du tatouage de la même façon qu’une mode vestimentaire, dans la mesure où celle-ci n’a résolument rien d’anodin ni d’éphémère comme peut l’être le port d’un pantalon ou une coupe de cheveux, mais implique, par le marquage de la peau, l’idée de permanence.

L’on peut raisonnablement se demander ce qui pousse de jeunes gens d’à peine vingt ans – les femmes étant aussi concernées que les hommes – à se noircir l’épiderme d’encre indélébile, au-delà d’un inquiétant mimétisme encouragé par des artistes et sportifs surmédiatisés. Pourquoi un tel besoin de marquage ?

Cet acte « définitif », qui chez beaucoup ressemble plus à de l’automutilation signifiante ou à de l’étiquetage marchand qu’à un quelconque ornement pictural, en dit long sur le malaise d’une société de consommation en fin de vie, où même l’idée de transgression est vouée à la norme et la commercialisation. Faire du tatouage un produit de personnalisation et du corps une surface rentable, c’est là le drame qu’inspire une telle tendance.

Alors qu’il était jusque-là, dans nos sociétés occidentales, l’expression d’une certaine marginalité socio-professionnelle, le tatouage est devenu en l’espace de quelques années une démarche d’appartenance pour une jeunesse – pas nécessairement « branchée » – en perte de repères. La manifestation d’une « transgression conforme », en un paradoxe comportemental qui relèverait plus de la pulsion égocentrique que du libre arbitre, à l’heure de la communication par émoticônes.

Cette démarche « auto-publicitaire », qu’on pourrait associer à une forme de négation de l’intimité et du corps en tant qu’objet naturel de désir, tient à mon sens d’un mécanisme de défense obsessionnel, plus ou moins maîtrisé, dans une société malade où, par le culte de l’immédiat et de la superficialité, l’on tend toujours plus à faire disparaître la notion d’engagement.

Voilà peut-être une manière radicale de se rassurer, dans un monde en crise régi par les lois du mensonge et du court-termisme, de sa propre existence, de sa propre personne, en tant qu’individualité digne de sensibilité et d’engagement. Un besoin de signifier, jusqu’au sacrifice corporel, la permanence nécessaire des choses, et en premier lieu desquelles l’amour.

À l’époque des dictatures silencieuses, devant le spectacle de la violence, de la trahison et de la corruption systématisées, pas étonnant que le jeune adulte en vienne à se couvrir religieusement d’images, de symboles, pour conjurer le mauvais sort et se rappeler sa fragilité, sa puérilité.

À une période charnière de l’humanité, où le concept de Dieu le Père, en sa fonction apaisante, d’omniscience et de permanence protectrice, est mis à mal par la tragédie technocapitaliste et la violence répétée du monde, les gens, perdus et sans idéal politique viable, se cherchent de nouvelles certitudes morales et spirituelles – qu’ils ne trouveront qu’en parvenant à croire en eux. Au-delà des symboles. Ce qui demande, une fois de plus, volonté et éducation : une responsabilisation de l’individu autant qu’une vision ambitieuse pour la collectivité.

COMMENTAIRES  

13/04/2024 10:04 par xiao pignouf

Ce texte est un tissu d’âneries et n’a strictement aucun intérêt d’un point de vue sociologique ou politique. Ici, l’auteur n’a clairement aucune connaissance de ce qu’est le tatouage. Comme d’hab’, il ne se base sur aucune étude ou lecture sérieuse sur la question qu’il aborde, tout est évalué au doigt mouillé. En plus de données fournies sur du vent, il pose sur l’écran de son ordi ce qui lui passe par la tête en lui donnant l’aspect de la profondeur philosophico-intellectuelle. Notre apprenti philosophe devrait laisser reposer son « cogito » afin qu’il murisse un peu plus. À trop vouloir parler de tout, on finit par ne plus parler de rien.

D’ailleurs, je n’ai pas le temps de « digérer » son dernier billet qu’il m’en gave d’un autre. J’en suis toujours à réfléchir, moi, à ce qu’il m’a dit sur la dépolitisation de la jeunesse musulmane, parce qu’elle-même étayée sur aucune preuve autre que ses affirmations péremptoires.

L’occidentalo-centrisme dont il fait souvent montre décrédibilise son analyse dans le cas présent. Le tatouage, même chez nous, ne peut être dégagé du tribalisme.

Un besoin de signifier, jusqu’au sacrifice corporel, la permanence nécessaire des choses, et en premier lieu desquelles l’amour.

Seule phrase à peu près vraie du texte.

À une période charnière de l’humanité, où le concept de Dieu le Père, en sa fonction apaisante, d’omniscience et de permanence protectrice, est mis à mal par la tragédie technocapitaliste et la violence répétée du monde, les gens, perdus et sans idéal politique viable, se cherchent de nouvelles certitudes morales et spirituelles

Tout est dit. Amen.

13/04/2024 11:08 par cunégonde godot

Le tatouage est un des plus récents avatars de la « transgression conforme » dadaïste des années 1910-1920 aux Etats-Unis et en Europe.

Le tatouage est aussi, paradoxalement, le "refus de soi".
L’ "Europe" de Maastricht est le tatouage de la "gauche" et de l’ "extrême-gauche"...

13/04/2024 18:02 par Ange Lini

" ... relèverait plus de la pulsion égocentrique que du libre arbitre ..."
C’est sans doute à mon avis la signification la plus exacte des tatouages d’aujourd’hui... Mais que dire alors des " tatouages" cérébraux de certains journalistes, politiques et quidams, gravés dans leurs pensées nauséabondes et coulant comme autant d’encre indélébile de leurs outils de propagande (n’est ce pas Monsieur Mitralias et cie) et ce depuis bien plus longtemps que la durée de vie d’une peau de chagrin. Un tatouage épidermique fait mal à soi même (et encore ! ). Un tatouage cérébral fait mal à autrui tout en se présentant en pommade bien propre sur elle... Choisis ton camp camarade ...

14/04/2024 05:46 par Francine lo

Ce texte est intéressant en ce sens qu’il se conclut sur la perte de repère complète des peuples de culture chrétienne et tisse des liens avec d’autres aspects sociologiques de notre époque.

Que la jeunesse se cherche de nouveaux totems après l’annonce de la mort de Dieu, enclenchée philosophiquement du côté de l’Allemagne vers la fin du XIXe siecle, quoi de surpremant ? Comme cela fait plusieurs générations que cela dure, nous avons une société désormais en mille feuille, composées de différents fétlches modernistes, sources de plaisirs superficiels et objets de reconnaissance de groupes :

Le tatouage, mais aussi la défonce via toutes sortes de stupéfiants pour faire comme les artistes et politiciens, la sacralisation de la jouissance sexuelle et de toutes les facons d’y parvenir dont les plus perverses et criminelles, les sensations fortes que peuvent provoquer les voitures et autres véhicules pouvant pousser à plus de 250 km/h, les jeux vidéos, l’utilisation d’armes et évidemment la constitution d’un fort capital financier, même par les moyens les plus crapuleux, afin de se sentir flotter au dessus de la masse des minables travailleurs.

Les opiums se sont multipliés dans nos univers de plus en plus marqué et influencé par les pratiques mafieuses. On peut aussi y ajouter le revival religieux sous des pratiques dévotes et obscurantistes, la crainre permanente de la fin du monde alimentée par les courants écolos et le néoféminisme qui résume toute la misère du monde au seul fait de naître masculin ou féminin.

14/04/2024 07:35 par guy

N’importe quel bon psycho-analyste vous le dira : " dans nos sociétés , le tatouage c’est uniquement le manque du père " !

14/04/2024 09:26 par xiao pignouf

Le tatouage est aussi, paradoxalement, le "refus de soi".

Voilà bien le genre de « pensée » qui colle au texte. Une apparence de profondeur avec vue sur le vide. C’est l’exact inverse qui est vrai : le tatouage, c’est l’appropriation de soi, la souveraineté du corps.

C’est aussi et surtout, contrairement à ce qu’affirme le texte et les commentaires, l’expression du refus de la norme : le tatouage reste et demeurera une pratique minoritaire et contraire aux valeurs bourgeoises.

Au lieu de vous prendre les pieds dans le tapis en faisant la démonstration de tendances petites-bourgeoises et conservatrices à tout vouloir contrôler, demandez-vous, par exemple, combien parmi les Gilets jaunes étaient des tatoués.

On attend un prochain brûlot sur le rock, cette musique décadente. (Le rap, c’est déjà fait).

14/04/2024 09:32 par Rorik

Je comprends que, passé un certain niveau de réflexion, les rabat-joies de service soient largués et frustrés de ne plus pouvoir refourguer leur camelote idéologique. Je ne fais pourtant que livrer un point de vue, voilà tout. Rassurez-vous, c’est bientôt fini : je profitais d’une période de chômage pour formuler des réflexions que j’avais en tête depuis un moment. Et je remercie ici chaleureusement l’équipe du Grand Soir de m’avoir permis de les partager.

14/04/2024 13:22 par legrandsoir

Vous écrivez :

"passé un certain niveau de réflexion, les rabat-joies de service soient largués et frustrés de ne plus pouvoir refourguer leur camelote idéologique".

Cela n’apporte rien au débat. C’est une attaque ad hominem, émotionnelle et non rationnelle.
Venez vous exprimer librement sur LGS, pas de pb, mais si un jour "ça ne passe pas" vous saurez pourquoi.
Ce message n’est pas valable que pour vous.
LGS

14/04/2024 14:13 par Rorik

On attend un prochain brûlot sur le rock, cette musique décadente.

Vous dites cela à un pianiste et compositeur de rock progressif qui a officié pendant des années dans le milieu underground, où les gens ont certainement de bonnes raisons d’être tatoués. S’ils le pouvaient, mes amis toxicos vous le diraient. Eh oui, cher Monsieur, l’homme est un être plein de paradoxes.
Bonne route à tous les camarades de lutte.

14/04/2024 15:50 par dominique Muselet

A l’administrateur de LSG qui a écrit ceci :

"passé un certain niveau de réflexion, les rabat-joies de service soient largués et frustrés de ne plus pouvoir refourguer leur camelote idéologique".
Cela n’apporte rien au débat. C’est une attaque ad hominem, émotionnelle et non rationnelle.
Venez vous exprimer librement sur LGS, pas de pb, mais si un jour "ça ne passe pas" vous saurez pourquoi.
Ce message n’est pas valable que pour vous.
LGS

je me permets de poser une question naïve mais sincère que je me pose depuis pas mal de temps sans trouver la réponse : En quoi ce que l’auteur de l’article a écrit poliment dans ce post est-il une attaque ad hominen, alors que les insultes, les procès d’intention et les dévalorisations catégoriques, sans fondement et sans preuves de Rorik Dupuis Valder et de ses compétences accumulées dans celui ci-dessous n’en seraient pas :

"Ce texte est un tissu d’âneries et n’a strictement aucun intérêt d’un point de vue sociologique ou politique. Ici, l’auteur n’a clairement aucune connaissance de ce qu’est le tatouage. Comme d’hab’, il ne se base sur aucune étude ou lecture sérieuse sur la question qu’il aborde, tout est évalué au doigt mouillé. En plus de données fournies sur du vent, il pose sur l’écran de son ordi ce qui lui passe par la tête en lui donnant l’aspect de la profondeur philosophico-intellectuelle. Notre apprenti philosophe devrait laisser reposer son « cogito » afin qu’il murisse un peu plus. À trop vouloir parler de tout, on finit par ne plus parler de rien.
D’ailleurs, je n’ai pas le temps de « digérer » son dernier billet qu’il m’en gave d’un autre. J’en suis toujours à réfléchir, moi, à ce qu’il m’a dit sur la dépolitisation de la jeunesse musulmane, parce qu’elle-même étayée sur aucune preuve autre que ses affirmations péremptoires.
L’occidentalo-centrisme dont il fait souvent montre décrédibilise son analyse dans le cas présent. Le tatouage, même chez nous, ne peut être dégagé du tribalisme.

Pourquoi jugez-vous rationnel et non émotif, ce post que, personnellement, je trouve inutilement violent, blessant et injurieux, et qu’apporte-t-il au débat ? A part, somme toute, comme son auteur en a l’habitude, d’essayer, en démolissant violemment l’article aussitôt paru, d’interdire le débat (que vous souhaitez faciliter) en intimidant tous ceux qui seraient tentés de le commenter positivement, selon une technique bien éprouvée et dont d’autres, dont moi-même, ont fait les frais. Perso, je vois dans votre jugement une surprenant deux poids deux mesures, et je serais donc heureuse que vous m’éclairiez.

14/04/2024 23:02 par Koui

L’auteur a raison de se demander ce que signifie la mode du tatouage car c’est un marqueur, souvent bleu d’ailleurs ;-) , de notre époque.
Comme lui je trouve cela très laid mais évidemment, c’est une question de goût qui ne se discute pas.

Je vais, moi aussi, y aller de mon hypothèse. Notre société nous appelle chaque jour à "être nous même" à travers les publicité et les discours philisosophicommerciaux. Mais ce n’est pas facile de se créer une identité qui ne soit pas une simple collection de clichés dépourvus de sens et déjà adoptés par des centaines de millions de personnes. Chacun cherche a rassembler des marqueurs identitaires et tribaux pour exister individuellement dans cette fourmilière connectée de 8 milliards de terriens et se rattacher à ses tribues.
Le tatouage n’est que l’un de ces marqueurs.

Ce qui me gêne dans le tatouage, en dehors de sa laideur, c’est son caractére définitif. Mon identité d’aujourd’hui n’est pas celle que j’aurai dans 20 ans. Je ne serais plus le même. Pourquoi imposer au Moi qui sera dans 20 ans ce bagage de dessins et de symboles qui encombreront mon épiderme ? Avec une peau vierge, je renaitrai plus facilement. Il me suffira d’abandonner mes folies et mes illusions pour qu’elles se détachent de moi. Quand aux souvenirs et aux croyances qui perdureront en moi, c’est qu’ils auront marqué mon âme mais il n’y a aucun besoin qu’ils tachent ma peau.

15/04/2024 08:11 par guy

xiao Pignouf , donc pour vous , se mutiler se scarifier se tatouer se faire du mal c’est le must plus ultime ? je comprend mieux maintenant votre adoration des poutines et autres xi .... Quand aux gilets jaunes tatoués , vous voulez parler des nazillons ’tisémites ou je m’égare ?

15/04/2024 09:08 par Francine lo

J’ajouterai qu’en plus de se sentir unique et un tantinet transgressif alors qu’en se tatouant, on se conforme à la mode de l’époque, les tarifs des tatoueurs moyens sont déjà très haut, ceux des plus célèbres dépassent les sommets.

Cette vogue est tout à fait en phase avec les libertariens qui finissent ultracapitalistes, tout à fait à l’aise dans la jungle du chacun pour soi, des valeurs superficielles et de la rentabilité économique qui légitime tout. Ce qui n’enlève pas le fait que certains et certaines aient beaucoup de talent graphique et une dextérité remarquable. Une expo au musée quai de Branly à Paris le démontrait avec brio il y a quelques années.

Dans une plus large dimension, l’accumulation de signes (notre monde et l’immaginaire des jeunes est déjà surpeuplé de logos de marques) et l’addiction que génère souvent le tatouage, et qui donne à certains corps l’apparence de malles de voyage collectionnant les tampons ou de portes de frigos sur lesquelles s’accumulent autocollants et gadgets aimantés, est symptomatique de manques existentiels d’autre part.

15/04/2024 09:10 par Annabel Lee

L’affirmation péremptoire de xiao pignouf :

C’est aussi et surtout, contrairement à ce qu’affirme le texte et les commentaires, l’expression du refus de la norme : le tatouage reste et demeurera une pratique minoritaire et contraire aux valeurs bourgeoises.

est contredite par le sondage de l’Ifop de 2018 :

La proportion de Français déclarant avoir fait l’expérience d’un tatouage a gagné 8 points entre 2010 et 2018, avec une accélération ces deux dernières années (+4 points entre 2016 et 2018).

Si l’on suppose que cette progression est linéaire et donc de 2 % par an, la proportion de tatoués de moins de 35 ans serait donc aujourd’hui de 41 % (29 % en 2018). Cette pratique serait donc loin, très loin même de "rester et demeurer" une pratique minoritaire, un "refus de la norme", bien au contraire. D’autre part le dernier tableau sur cette page web est loin de confirmer qu’il s’agisse d’une pratique "contraire aux valeurs bourgeoises".

15/04/2024 09:24 par dominique Muselet

@Rorik
Vos articles m’intéressent, et à voir les autres commentaires, je ne suis pas la seule, parce que vous pensez par vous-mêmes et proposez à la réflexion générale, une analyse personnelle de certains faits de société qui sont des symptômes de dérives mortifères...
Je me suis aussi interrogée sur le phénomène des tatouages et, au delà de l’aspect tribal régressif dans une société en plein délitement, je trouve votre suggestion que c’est une manière de donner de la visibilité et de la pérennité à un engagement amoureux ou social (gang) dans une société du court-terme où chacun est guidé par son intérêt du moment et des émotions passagères (société du flux)...
Ne vous laissez pas décourager/intimider par la violence et la grossièreté de certains commentateurs intolérants et dénués d’imagination et de largeur d’esprit ! Je pense que ceux qui aspirent à faire de LGS, par la force et l’injure, un second Wikipedia à leurs bottes sont extrêmement minoritaires et il ne faut pas leur laisser le terrain. Continuez donc à nous partager vos réflexions SVP !

15/04/2024 12:41 par xiao pignouf

La très grande majorité des gens tatoués (qui représentent eux-mêmes moins de 20% de la population totale) n’ont qu’un ou deux tatouages sur le corps, souvent invisibles aux autres la plupart du temps. Les tatouages sur des parties entières du corps, bras, jambes, dos voire plusieurs parties, sont beaucoup plus rares.

Donc, à moins d’aller regarder dans la culotte d’autrui, voici du blabla sur un phénomène dont l’auteur et certains commentaires exagèrent l’importance.

En plus, pour le coup, c’est prendre le train en retard, le tatouage n’étant plus autant à la mode qu’il y a 10 ans. C’est juste un phénomène qui s’est démocratisé, mais qui reste mal accepté par la bourgeoisie, quoique celle-ci tolère ce qu’elle considère comme des « écarts » de mauvais goût chez les artistes ou affiliés.

Le tatouage n’est qu’un moyen d’expression comme un autre, confinant à l’art chez quelques talents. J’ai du mal à comprendre cette manie de vouloir régir les choix des autres, surtout lorsque ces jugements de valeur proviennent de gens qui réclamaient une liberté de choix face à la vaccination...

15/04/2024 13:05 par Rorik

Merci Dominique de votre soutien ! Et merci à tous les lecteurs attentifs et commentateurs respectueux, qui font du débat une œuvre collective en faveur de la compréhension des choses, et non de leur appropriation.

15/04/2024 13:11 par cunégonde godot

Le tatoué souffre de ne pas s’aimer. Sa propre représentation tatouée a sa préférence : celle qu’il cherche à transmettre à ses semblables...

15/04/2024 16:26 par delépine

un abat-jour en peau de tatoué ?????"La Buchenwald Memorial Foundation déclare que :
Concernant l’existence d’un abat-jour en peau humaine, il y a deux témoins crédibles qui ont fait des déclarations sous serment : Dr. Gustav Wegerer, autrichien, prisonnier politique, kapo de l’infirmerie, et Josef Ackermann, prisonnier politique et secrétaire du médecin du camp, Waldemar Hoven.
Wegerer a expliqué : "Un jour à peu près à la même époque [1941], le commandant du camp Koch et le médecin SS Müller se sont présentés à mon poste de travail à l’infirmerie. À cette époque, on préparait pour Koch un abat-jour en peau humaine tannée et tatouée. Koch et Müller choisirent parmi les peaux humaines tannées et parcheminées disponibles celles qui portaient les tatouages appropriés pour l’abat-jour. De la conversation entre les deux, il est apparu clairement que les motifs choisis auparavant n’avaient pas plu à Ilse Koch. L’abat-jour fut alors terminé et remis à Koch". Le Dr Hans Mueller, plus tard médecin SS à Obersalzberg, fut pathologiste à Buchenwald de mars 1941 à avril 1942. La période peut être définie plus précisément par la déclaration d’Ackermann.

Ackermann a livré la lampe, comme il l’a déclaré en 1950 devant le tribunal. Le pied de la lampe était fait d’un pied humain et d’un tibia ; sur l’abat-jour on voyait des tatouages et même des mamelons. À l’occasion de la fête d’anniversaire de Koch [août 1941], le médecin du camp Hoven lui demanda d’apporter la lampe à la villa des Koch. C’est ce qu’il fit. Un des invités de la fête lui a dit plus tard que la présentation de la lampe avait été un grand succès. La lampe disparut aussitôt après que les dirigeants SS en eurent eu connaissance. On ne pouvait pas accuser Ilse Koch d’avoir fabriqué l’abat-jour11."

15/04/2024 18:27 par xiao pignouf

L’affirmation péremptoire de xiao pignouf : « C’est aussi et surtout, contrairement à ce qu’affirme le texte et les commentaires, l’expression du refus de la norme : le tatouage reste et demeurera une pratique minoritaire et contraire aux valeurs bourgeoises. » est contredite par le sondage de l’Ifop de 2018 :

Relisez vos sources : est-ce que moins de 18%, c’est majoritaire ?

Extrait : « En France, les premiers concernés sont les 25-34 ans : 31% d’entre eux ont déjà été tatoués. Puis viennent les 35-49 ans (26%) et les 18-24 ans (22%). Les femmes sont plus concernées que les hommes (20% vs 16%) et les catégories populaires, notamment les ouvriers, le sont plus que les catégories supérieures (31% vs 20%). »

Au contraire, ça confirme ce que je dis.

16/04/2024 06:53 par xiao pignouf

Je comprends que la réflexion soit venue à l’auteur, mais c’est mon droit (de taouté mis sur le banc des accusés sans avoir rien demandé) de me défendre et de dire que sa réflexion méritait un peu plus qu’il aille au-delà des préjugés qu’il a sur un sujet qui lui est étranger (ce n’est pas parce qu’on a quelques amis tatoués qu’on sait tout de leurs motivations et que celles-ci soient même représentatives).

Au-delà, ce qui me dérange, c’est qu’à travers l’emploi d’un lexique dénigrant (marquage, étiquetage marchand, superficialité, mensonge, court-termisme, pulsion égo-centrique...) sur un phénomène de classe, l’auteur instille la division plutôt que l’union. Je n’ai jamais aimé ces textes où l’on juge son prochain sur ses habitudes ou ses choix personnels, surtout lorsque ceux-ci n’ont strictement aucun effet sur les miens.

C’est précisément le cas du tatouage : c’est un choix intime, une voie d’expression personnelle, une liberté d’agir sur soi devenue si rare aujourd’hui, et oui, je le répète : un rejet des normes bourgeoises. Évidemment, je ne nie pas que cette forme de rejet se soit démocratisée au sein de la jeunesse malgré son coût, mais contrairement à ce qu’affirme une intervenante ci-dessus, le tatouage est majoritairement une pratique populaire : selon ma propre expérience, on trouve beaucoup plus de tatoués dans la classe ouvrière que chez les enseignants du secondaire et du supérieur, et le lien donné par cette intervenante le confirme, contrairement à ce qu’elle semble croire. Les sondages les plus récents datent de 2018 : on attendra les prochains pour connaître l’évolution d’une tendance. Rien ne dit qu’elle continuera à augmenter de manière linéaire : depuis 2018, il y a eu le covid et l’inflation galopante.

Non content d’ignorer le caractère artistique et créatif du tatouage qui fait de la peau, non pas comme le conjecture Dupuis-Valder, un panneau publicitaire (généralement, on ne se fait pas tatouer un logo marchand sur le corps) mais le support d’une oeuvre d’art (tout à fait subjective), il résume à la hache les millions de motivations individuelles qui conduisent les gens à se rendre chez un tatoueur. Le fait, par exemple, de réduire la popularisation du tatouage à l’influence de jeunes sportifs (eux-mêmes issus des milieux populaires, ne l’oublions pas), ce qui est faux (la jeunesse des quartiers d’où proviennent souvent les sportifs les plus populaires n’est pas la population la plus tatouée), permet à l’auteur de faire des tatoués un troupeau de moutons décérébrés. Lui se voit en berger, probablement.

Au final, à part moi qui dérange effectivement par ma grossièreté et mes doigts sales, ce texte attire des commentaires qui, à l’instar du texte, montrent qu’on n’y connait que pouic, qu’on juge le phénomène au pifomètre, parfois avec mépris et qu’on ne goûte pas la contradiction sans laquelle ce serait un débat certes, mais à sens unique, et qui me rappelle les interventions de Statler et Waldorf dans le Muppet Show.

Oui, c’est un texte de division, pas un texte de lutte.

Je précise quand même que je ne considère pas le tatouage comme l’expression d’un anti-conformisme ultra ou comme un pinacle du rejet de la norme. Je ne juge pas les gens au fait qu’ils aient ou pas un dessin sur la peau. Je ne nie pas non plus le caractère superficiel de cet acte, mais je considère qu’il y a des choses plus sérieuses qui témoignent du « malaise social », que l’auteur se garde bien de définir d’ailleurs.

16/04/2024 10:50 par Faraone

Je me permets de citer cette autre analyse, qui m’a semblé pertinente :
https://hubertherve75.over-blog.com/2024/02/formes-valeurs-tatoo.html

16/04/2024 11:10 par michel PAPON

Les nazis recuperaient l"idée" des revolutionnaires français qui se fabriquaients des culottes en peau de vendéens !

16/04/2024 15:20 par Dominique

Sur la question religieuse qui, comme nous le fait très justement remarquer William Prescott, devrait être une question individuelle et non organisée (on ne compte plus les abominations commises au nom des dieux des religions), je préfère lire des articles comme celui-ci car, même si son auteur est de droite, il a une très bonne connaissance des religions d’aujourd’hui et de la façon dont elles participent aux propagandes de guerre : « Christianisme contre sionisme évangélique ». Une entrevue de Steve et Jana Ben-Nun pour la plateforme TruNews, avec Rick Wiles. « Le judaïsme tel que nous le connaissons aujourd’hui est essentiellement pharisien. Le judaïsme n’est pas la vraie foi. »

Par sionisme évangélique, il entend le principal groupe de soutien à la colonisation sioniste, les chrétiens évangéliques qui confondent thora et Judaïsme, ceci alors que cette religion a plusieurs livres saints et que les 12 commandements de l’ancien testament (la thora) ne sont que 12 parmi pas loin de 700, et que certains de ceux-ci commandent aux juifs croyants de considérer non seulement les Palestiniens comme des animaux, mais l’ensemble des Gentils et ceci, sans faire d’exception pour les chrétiens qui les soutiennent. De tels textes sont importants et rares, car ils montrent aux Chrétiens dans un langage qu’ils comprennent et qui leur parle que leur ennemi n’est pas le musulman ou l’arabe mais le sioniste.

16/04/2024 15:37 par Dominique

Quand à la perte de sens qui touche les certitudes morales et spirituelles, elle est beaucoup plus généralisées car elle touche aussi la politique. On le voit bien dans les manifs de solidarité avec le peuple palestiniens : La majorité des rares groupes de gauche qui osent s’afficher dans ces manifs (la totalité en Suisse romande où il n’y a que le POP qui le fait) crient "Vive l’Ukraine", ceci alors que si on combat l’impérialisme US et occidental en Palestine, pour que cela fasse sens, il faut aussi le combattre en Ukraine.

D’ailleurs sur le même site, Guy Boulianne a plusieurs articles sur un aspect totalement méconnu du rôle des sionistes dans la guerre en Ukraine, recréer une zone juive en Ukraine pour les sionistes, aspect qui permet de donner un mobile à l’obsession de Zelenski et de ses maquereaux occidentaux à vouloir combattre jusqu’au dernier ukrainien. Par exemple L’ancienne Zone d’établissement juif permanent dans l’Empire russe de 1791 à 1917 et les projets de Nouvelle Jérusalem et de Nouvelle-Russie.

17/04/2024 00:42 par act

tandis que vous tergiversez sur le thème crucial, particulièrement en cette période des *tatouages*,
..ça balance du Dieu le Père avec des majuscules sans que personnes ne tique ?! (ou j’ai manqué ?)
dans ce genre de textes aux apparences insipides, c’est dans les marges qu’apparait l’intention, je cite :

À une période charnière de l’humanité, où le concept de Dieu le Père, en sa fonction apaisante, d’omniscience et de permanence protectrice, est mis à mal par la tragédie technocapitaliste et la violence répétée du monde, les gens, perdus et sans idéal politique viable, se cherchent de nouvelles certitudes morales et spirituelles – qu’ils ne trouveront qu’en parvenant à croire en eux.

Fichtre ! ...« la critique de la religion est la condition première de toute critique » Marx
Vade retro suppôt de bénitier ;)

17/04/2024 05:59 par xiao pignouf

Merci Faraone, votre lien est très intéressant.

Les nazis recuperaient l"idée" des revolutionnaires français qui se fabriquaients des culottes en peau de vendéens !

C’est un mythe. Il y a bien eu tentative de tannage de quelques peaux de Vendéens entreprise par un mec probablement pas très net de l’époque, un Républicain du nom de Sequel, mais jamais de « culotte en peau de Vendéens ».

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/cholet-49300/guerre-de-vendee-la-verite-historique-sur-le-tannage-de-peau-humaine-eb2aeee4-1fdd-11ea-8371-7f28e7e7a4a4

17/04/2024 09:45 par François Jacques

Dieu et le référent du père sont deux thèmes extrêmement actuels. La mode, même celle des idées, est un grand recyclage, tout dépend du contexte. Or comme la discussion sur ce fil a évolué de la superficialité égotique ou clanique du tatouage au manque paternel et sacré, débattre de ces deux thèmes me semble intéressant. D’autant plus que nous ne vivons plus en France sous l’oppression et la censure catho, pas plus que sous celle du fondamentalisme juif ou islamique, donc pourquoi ne pas en parler librement ? Se tatouer, c’est aussi défier les préceptes du monothéisme, qui condamne le fait de marquer volontairement sa peau de traces indélébiles (c’est clairement formulé pour les deux premiers juifs et chrétiens, et on n’a jamais vu l’islam valoriser la culture du tatouage).

Laissons de côté le Dieu-père-fils, la Bonne mère et tous les Esprits saints, et intéressons-nous au repère du paternel aujourd’hui. À la défaillance du rôle attribué au père (qui ne se réduit pas au militaire, au dictateur-tyran, à l’hypervirilité) répond la sur-valorisation du repère maternel, et ces mouvements intellectuels néoféministes qui se sont emparés du sceptre laissé au sol par tant d’hommes, du fait de leur culpabilisation en tant qu’être masculins et véhicules du mâle. Sceptre dont on se sert comme d’un bâton pour châtier le mal. Le lien maternel est fondamental dans la religion juive, mais peu de femmes occupent la fonction de rabbin. Une mère exclusive et dominante, une amante vénale et trop exigeante sont aussi sources de graves troubles individuels comme sociaux.

L’affrontement existentiel entre la Russie et l’Occident est une amplification de ce conflit créé de toute pièce entre femmes et hommes par de nombreux penseurs délirants, dont beaucoup de spécialistes stars de la psy et de la sociologie. Les Russes affirment le droit fondamental du masculin à coexister avec le féminin dans l’équilibre pour si possible le meilleur, tandis que l’Occident souhaite faire porter le chapeau de toutes ses inhumanités, atrocités passées et présentes au seul pôle masculin. Comme si les femmes, les Grandes d’Espagne, les bourgeoises parisiennes, londoniennes ou les businesswomen étasuniennes par exemple, n’avaient pas bénéficié et participé à, parfois motivé l’accaparement des richesses du monde entier par les puissances coloniales européennes puis l’hégémon étasunien.

18/04/2024 22:13 par act

"comme quoi", en relisant les com’ dont le mien (hé oui, j’en suis là), je réalise que focalisé sur le début de la phrase, j’ai manqué sa conclusion :

À une période charnière de l’humanité, où le concept de Dieu le Père, en sa fonction apaisante, d’omniscience et de permanence protectrice, est mis à mal par la tragédie technocapitaliste et la violence répétée du monde, les gens, perdus et sans idéal politique viable, se cherchent de nouvelles certitudes morales et spirituelles – qu’ils ne trouveront qu’en parvenant à croire en eux.

Autant la première partie sent l’hostie rance, autant j’adhère à sa conclusion. Rorik : tout n’est pas perdu ! :)
Ni dieu, ni maitre, ni croquette.

19/04/2024 05:55 par François Jacques

Se tatouer n’est pas seulement un geste de rébellion romantique ou de liberté-libertinage. Effectivement, cela a toujours eté considéré comme sexy, au point d’être devenu un marqueur collectif coquin ou juste esthétique. Fini l’opprobre et la censure, cachez-moi ce tatouage que je saurais voir. Au contraire, dévoilez vous, montrez-nous tout. La transparence et la mise en avant sont désormais de mise, tout comme pour des pratiques sexuelles autrefois condamnées en public tel que l’échangisme ou l’homosexualité. Cela choque encore possiblement quelques âmes prudes mais n’enfreint plus la morale, n’a absolument plus rien de transgressif et encore moins de criminel.

Mais on a aussi pu constater à l’occasion des manifs violemment réprimée de ces dernières années, que dans les forces de l’ordre affectées aux civils, on affectionne aussi parfois ce marquage. Cela va jusqu’aux militaires et mercenaires, certains n’hésitant pas à faire inprimer sur leur peau des signes se référant à leurs sensibilité d’extrême droite, à des idéologies néo-nazies. Le conflit russo-ukrainien nous en a déjà donné quelques illustrations.

19/04/2024 20:59 par Vania

Soulever les phénomènes sociétaux comme le fait @Rorik sur le tatouage n’est pas sans intérêts. Il y a différentes catégories de tatoués ; 1) Ceux qui veulent montrer leurs appartenances ou leurs idéologies comme la bande criminelle du Salvador "los maras" qui se tatouent tout le visage, le corps et le crâne, ou les bandéristes d’Azov avec leurs tatouages en croix gamées ou le portrait d’Adolf Hitler, ou les yakuza du Japon. 2) Les "djeunes" et moins jeunes qui le font pour imiter leur idole sportif, par suivisme ou simplement car c’est "la mode", pour être original, pour un refus de la norme.Je ne vois pas en quoi cela constitue un acte contre le système en place. Au contraire, c’est un négoce de plus sur le marché. Bien que je respecte les choix vestimentaires et les différences , je considère qu’il s’agit d’une transgression très conformiste et assez égocentrique voir superficiel. Consacrer son temps à choisir dans un catalogue : le motif,la couleur , la taille, la région à traiter, le lieu me semble assez "nombriliste". Au plan esthétique, je trouve les tatouages très laids. C’est mon opinion subjective. Au plan sanitaire, les encres utilisés et les substances de conservation contiennent des métaux qui peuvent s’avérer très toxiques. Le tatouage peut engendrer des multiples réactions allergiques, inflammatoires et met en alerte inutilement le système immunitaire. La peau est une barrière de protection très importante qui subit des agressions permanentes (oxydation, UV, contaminants, allergènes) et mérite d’être protégée. D’autre part, le diagnostic des maladies de la peau comme le vitiligo, psorasis est entravé par la présence des encres sur la peau.
"los maras" ;https://lamara18educativo.blogspot.com/p/la-mara-salvatrucha-y-la-18.html
Dangers du tatouage :
https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/tatouage-encre-risque-danger-sante-contamination-toxique-102119.html
75 % des encres de tatouages sont toxiques :
https://www.centreantipoisons.be/autre/les-tatouages-lencre-peuvent-contenir-des-substances-toxiques

20/04/2024 10:01 par xiao pignouf

Je ne vois pas en quoi cela constitue un acte contre le système en place

Personne n’a dit ça. Juste que c’est un refus des normes bourgeoises. Le tatouage est majoritairement une pratique populaire. On pourra arguer de son coût en réponse. Mais ça n’est pas un critère valable pour contredire ce fait : le tabagisme a également un coût très important, mais c’est aussi une addiction plus répandue dans les classes populaires.

23/04/2024 18:36 par guy

Vous brassez tous de l’air avec vos arguments vaseux sur le pourquoi du tatouage !

24/04/2024 10:03 par CAZA

HéHé il a raison Guy vous faites tous du mal aux mouches .
C’ est pourtant simple . Ceux qui veulent se faire tatouer ont le droit .
Ceux qui veulent pas aussi .
Le tatouage n’ est pas obligatoire .Pas encore .Enfin la puce électronique risque de le remplacer

Il le fut un temps obligatoire .
http://enenvor.fr/eeo_actu/wwii/le_tatouage_des_deportes.html

A l’ hosto le bracelet coloré élastique c’est plus rapide à poser .
<<<< Lorsque tout le monde a quitté les bâtiments, l’armée a commencé à séparer la foule en groupes, en faisant porter à chaque groupe des bracelets en plastique de couleur différente.>>>
https://www.chroniquepalestine.com/recit-du-massacre-hopital-al-shifa/

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