« Avec nous, ou avec les terroristes » : les éditorialistes-faucons sont de retour

Colin Brunel

Les voix dissidentes sont-elles encore audibles ? Question que l’on peut légitimement se poser au regard de l’assaut mené par certains éditorialistes et chroniqueurs, depuis les attentats de vendredi soir, contre celles et ceux qui n’adhèrent pas pleinement à la rhétorique de « l’union nationale ».

Au-delà de l’évidente condamnation de ces actes ignobles et de l’expression de la solidarité avec les victimes et leurs proches, certaines organisations et certains individus ont tenté de faire entendre une voix discordante, refusant de s’identifier de manière acritique à la politique française, qu’elle soit étrangère ou intérieure.

Ces voix discordantes ont-elles raison ? Là n’est pas la question. Il s’agit plutôt de savoir si elles ont le droit de s’exprimer dans l’espace public et, singulièrement, dans l’espace médiatique. Nous estimons que oui, car rien ne saurait justifier l’interruption du débat démocratique, a fortiori dans un moment où une population sous le choc a envie, et besoin, de réfléchir et de comprendre.

Or de toute évidence, certains considèrent qu’il est urgent de faire taire ces voix dissonantes. Mais comme ils ne peuvent aller jusqu’à demander qu’on les interdise de s’exprimer, ils ont choisi de les attaquer de front, en maniant caricatures, amalgames, voire mensonges, afin de les délégitimer.

« Crétins »

Cela a commencé dans la nuit du 13 au 14 novembre, avec un éditorial signé Joseph Macé-Scaron, publié sur le site de Marianne avant d’être repris (et parfois reformulé) dans la version papier du magazine. Extrait :

Et l’on voit déjà les cortèges des crétins des deux bords d’extrême gauche et d’extrême droite s’avancer vers nous. « Ce sont vos guerres, ce sont nos morts » clament les premiers. Comme si la lutte contre les fous de Daesh et ses métastases en Afrique étaient une affaire de guerre coloniale. Décidemment (sic), jusqu’au bout, ils n’auront rien compris.

Au-delà du classique amalgame entre les-extrêmes-qui-se-touchent, on ne pourra manquer de relever la finesse argumentative du directeur de la rédaction de Marianne (« crétins », « rien compris »), plagiaire avéré qui s’autorise, du haut de sa superbe, à jeter le discrédit sur ceux dont il ne partage pas l’avis.

Quelques heures plus tard, toujours sur le site de Marianne, c’est Thibaut Pézerat qui prend la relève, dans un article [1], entendant dénoncer « les commentaires politiques les plus obscènes » : « D’un côté du front, les appels au calme, à l’union nationale, les messages de solidarité. De l’autre, ceux qui soufflent sur les braises encore chaudes, éparpillées ça et là à Paris, à Saint-Denis ».

Et le journaliste, à l’instar de son patron, d’amalgamer sans gêne « extrême-droite » et « extrême-gauche », et de regrouper sous le même label (« vautours ») un Philippe de Villiers parlant de la « mosquéisation de la France » (sic) un Lionnel Luca évoquant « un pays en voie de libanisation » et les positions de Lutte Ouvrière (LO) et du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

Ces deux organisations ont certes publié, après les attentats, des communiqués de presse [2] dans lesquels elles établissent un lien entre les interventions militaires françaises au Moyen-Orient et les attentats de Paris, exprimant leur refus de joindre leurs voix au concert de « l’union nationale », tout en condamnant fermement les attentats.

Mais Thibaut Pézerat n’a pas peur du ridicule, puisqu’il s’en prend à la «  complaisance de l’extrême-gauche à l’égard de l’horreur islamiste » tout en citant un communiqué du NPA qui dénonce la «  barbarie abjecte en plein Paris » [3]. On ne peut que conseiller au journaliste d’ouvrir un dictionnaire et de se renseigner sur le sens des mots « barbarie », « abjecte », et « complaisance ». Cela lui évitera peut-être, à l’avenir, les calomnies [4].

Toujours dans Marianne, Jack Dion caricature une nouvelle fois les propos de ce qu’il nomme « la brigade islamo-gauchiste » [5]. D’après sa lecture, pour « eux » (le NPA, « des associations, des syndicats et des partis de gauche », Julien Salingue…), « la France et les djihadistes sont ainsi renvoyés dos à dos, l’une étant jugée aussi responsable du bain de sang que les seconds. » Et son raisonnement va même plus loin : « cette sphère islamo-gauchiste (…) se refuse à toute condamnation explicite du djihadisme et (…) assimile toute condamnation de l’intégrisme à une forme de haine à l’égard des musulmans. » Pourtant, si l’on excepte un extrait tronqué du communiqué officiel du NPA, Jack Dion ne se base sur rien d’autre que quelques idées reçues pour appuyer son analyse.

« Ils excusent les tueurs »

Dans son édition du 15 novembre, Ouest-France, sous la plume de Michel Urvoy, entonne le même refrain : « l’extrême-gauche, en toute impunité, légitime le bain de sang en plaçant au même niveau la violence faite aux terroristes et la violence que les terroristes nous infligent ». On notera au passage cette petite originalité : selon Michel Urvoy, dénoncer les violences subies par les peuples du Moyen-Orient équivaut à dénoncer « la violence faite aux terroristes ». Tous terroristes ?

Et on notera aussi ce cran supplémentaire franchi dans « l’abjection », avec cet intertitre : « ils excusent les tueurs » [6].

Le 15 novembre toujours, Benoît Rayski, sur le site atlantico.fr, s’essaie à l’humour méprisant, lui qui n’en est pas dépourvu, s’étant déclaré par le passé à la fois « islamophobe de droite » et « islamophobe de gauche ». Un titre à rallonge (« Oui, le carnage de Paris était prévisible ! Et le NPA et Lutte ouvrière sont là pour nous révéler que c’est Hollande, Sarkozy, Le Pen et la bourgeoisie qui ont tout préparé… »), un surtitre particulièrement drôle (« Crétins de tous les pays, unissez-vous »), et quelques formules tout en légèreté (« [ils considèrent] que le Coran est un nouveau Manifeste communiste », « Évidement (sic) qu’ils sont tordus, qu’ils sont grotesques et pitoyables »)… Tout est bon pour faire passer LO et le NPA pour des « crétins » complotistes et intégristes. Et on ne pourra manquer de relever cette déclaration de Benoît Rayski, qui en dit probablement plus sur son auteur que sur ses cibles : «  Pendant longtemps, ils ont eu de la choucroute dans la tête. Ils l’ont remplacée par du couscous  ».

Oui. « Du couscous ». Misère…

Dans un « billet » publié le 16 novembre, Gérard Biard, rédacteur en chef de Charlie Hebdo, ne fait pas dans la métaphore culinaire et raciste, mais n’y va pas non plus par quatre chemins, comme en témoigne le titre qu’il a choisi :

Le NPA, selon Gérard Biard, considèrerait que les attentats sont « une juste réponse à la lutte contre Daech en Syrie ». Et d’évoquer « la complaisance dégueulasse d’une certaine extrême-gauche à l’égard du terrorisme islamiste ». « Juste réponse » ? « Complaisance » ? « Amis de Daech » ? On se demande bien où le rédacteur en chef de Charlie Hebdo est allé chercher de telles calomnies, et s’il se rend compte que George W. Bush, avec sa vision binaire du monde (« avec nous, ou avec les terroristes »), pourrait lui réclamer des royalties.

« C’est notre faute si l’on nous tue »

Le bal s’est poursuivi le 16 novembre avec un éditorial de Caroline Fourest sur France Culture, dont le titre se suffirait presque à lui-même : « Nos morts, notre légitime défense ». On y apprend, originalité suprême, ceci :

Comme au moment du 11 janvier [2015], les Français se sentent largement unis et solidaires après une attaque aussi lâche et aussi monstrueuse. Mais on entend déjà des voix discordantes. Par esprit retors, ou rebelle, à moins que ce ne soit le syndrome de Stockholm, vous en trouverez toujours pour donner raison aux assassins. (…) C’est la faute à notre intervention en Syrie. À nos guerres extérieures contre l’islam politique, selon Michel Onfray et le NPA. À notre islamophobie et à notre loi sur les signes religieux à l’école publique, selon les groupes victimaires habituels et le Guardian. C’est donc notre faute si l’on nous tue.

À quel moment les groupes et individus ciblés par Caroline Fourest ont-ils prétendu que les victimes des attentats étaient responsables de leur sort ? Aucun ! Ils ont même affirmé le contraire, en reprenant notamment le slogan « vos guerres, nos morts ». Mais l’éditorialiste de France Culture, adepte des raccourcis et des amalgames, ne s’encombre pas de nuances. Dans « le monde selon Caroline Fourest » (c’est le titre de la chronique), il n’existe que deux couleurs : le noir et le blanc. Et tous ceux qui ne sont pas d’accord avec elle sont, forcément, dans le camp du terrorisme.

Sous la plume de Maurice Szafran, dans Challenges, c’est le point de vue de Michel Onfray qui est réduit à de ridicules simplifications. Le titre ? « Quand Michel Onfray trouve bien des excuses à l’État islamique », publié en « réponse » à une interview de Michel Onfray dans Le Point [7], au cours de laquelle Michel Onfray tente notamment de « mettre en perspective » les attentats en évoquant « les conditions qui ont rendu possible ce qui advient ». Mais essayer de comprendre, d’analyser les causes, revient pour Maurice Szafran à « excuser » les actes, et « in fine, à déresponsabiliser leurs crimes. » Le jugement de l’éditorialiste est sans appel : « L’accablement, la tristesse, et parfois même la gerbe, vous saisissent. » Rien de moins.

Les « islamo-gauchistes », les « amis de Daech » ou encore les « crétins », sont en fait, selon Franz-Olivier Giesbert des « marxo-pétainistes ». L’éditorialiste du Point développe sa réflexion (19 novembre 2015) : « En état de soumission devant l’ennemi, ils se prononcent contre toute mesure "sécuritaire" et tentent de terroriser tous ceux qui sortent des clous. » Drôle de vision des choses, quand on voit la difficulté que peuvent avoir certains à exprimer un point de vue dissonant… Puis, pour rendre complète son analyse, Giesbert ajoute que « ces maîtres-censeurs [sont] (…) les meilleurs alliés de Marine Le Pen. » Nous avions compris.

***

Choqués, révoltés, meurtris par les attentats ? Nous le sommes toutes et tous. Cela doit-il nous interdire de réfléchir ? Non. On peut évidemment ne pas partager les positions des organisations et des personnalités incriminées par les éditorialistes cités, et même considérer qu’elles sont à contretemps du deuil des familles et des proches des victimes, mais rien n’autorise à les balayer d’un revers de manche en ayant recours au mensonge et à la diffamation. À moins de penser que lorsque des attentats sont commis par des individus se réclamant de l’islam, toute réflexion et toute discussion doivent être suspendues. Ce qui est éminemment problématique, a fortiori lorsque des décisions politiques d’ampleur sont prises dans la foulée des attentats.

Or, réfléchir, comprendre, expliquer, ce n’est pas justifier. Il serait temps que certains le comprennent pour ne pas répéter éternellement les mêmes erreurs en faisant régner une terreur intellectuelle qui, sous couvert de défense de la liberté, tend à ruiner encore un peu plus les conditions élémentaires du débat démocratique.

Colin Brunel

 http://www.acrimed.org/Avec-nous-ou-avec-les-terroristes-les-editorialistes-faucons-sont-de-retour

COMMENTAIRES  

21/11/2015 15:08 par Beyer Michel

Pourquoi ?....Les éditorialistes-faucon avaient quitté le terrain ?

21/11/2015 16:25 par st thomas

Ils peuvent s’enerver autant qu’ils veulent ! les masques tombent quand meme !!!
https://www.youtube.com/watch?v=hZhbwvDyaLo&app=desktop

21/11/2015 20:53 par Damien

G. Orwell : Il ne s’agit pas de savoir si la guerre est réelle ou non. La victoire n’est pas possible. Il ne s’agit pas de gagner la guerre mais de la prolonger indéfiniment. Une société hiérarchisée repose sur la pauvreté et l’ignorance. Leur version devient vérité historique. Et rien d’autre ne peut avoir existé. Le but de la guerre est de maintenir la société au bord de la famine. La guerre est menée par l’élite contre ses propres sujets. Son objectif n’est pas de vaincre en Eurasie, en Asie, mais de garder sa structure sociale intacte. suite...

21/11/2015 21:29 par Geb.

Je pense que c’est toujours bon de faire un récapitulatif de ceux qui roulent pour les VRAIS terroristes.

Pour les terroristes d’état.

Ceux qui suivent les actualités ailleurs qu’en France ont déjà eu à subir ce genre d’unanimité derrière ceux qui veulent museler la libre expression. Tous les sites alternatifs n’ont eu de cesse que d’en parler.

A prendre Marianne pour exemple, dont un des principaux actionnaires est Delachaisemartin, ex-représentant financier du Groupe Carlyle, groupe financier qui a été cité comme un des principaux acteurs bénéficiaire des malversations boursières sur les compagnies d’aviation impliquées dans les attentats du WTC, c’est simplement ignorer la réalité :

Tous ces médias soi-disant "de gauche" ou "indépendants" sont encore plus nocifs que ceux qui annoncent franchement la couleur.

Quant aux "éditorialistes" , de quels "éditorialistes" parle-t-on ???

Des transfuges arrivistes pour la plupart, fiers d’être "la voix de leurs maîtres" au nom d’une morale proche de celle de la Sainte Inquisition et une autocensure digne de la Propagandastaffel de Goebbels...

Pas la peine de s’indigner. Ces gens là c’est nous qui les avons créés, financés, mis en valeur, comme ce sont les gouvernements occidentaux qui ont créé, financé, équipé, et valorisé DAESH.

Nous l’avons fait en lisant et achetant la "presse dite de référence" comme le Monde Diplo, en leur ouvrant les colonnes des journaux financés par nous, (Ceux comme Jack Dion" ancien éditorialiste de l’Huma), en les citant comme des parangons de connaissance, des informateurs objectifs, alors qu’il ne sont que de pâles réplicants des réalités qui nous tuent chaque jour et assassinent chaque jour dans Monde entier au nom de nos gouvernants...

S’indigner peut passer pour un signe d’humanisme ou de sensibilité, mais s’indigner alors qu’on pouvait si on le voulait AGIR lorsqu’il était temps au lieu de se cacher les réalités et appeler un chat un chat et dénoncer à temps au lieu d’attendre que le crime soit commis pour faire le constat, n’a rien à voir avec la sensibilité, mais plutôt avec l’inconscience criminelle ou la volonté criminelle délibérée.

En 2001 quand les médias alternatifs américains ont dénoncé le fait que les attentats entraîneraient le début d’une dictature "soft" là-bas, ici en France tout le monde a rigolé ; Quand on a dit qu’Obama c’était Bush repeint en noir, (en pire), on s’est fait traiter de "racistes" réacs. Idem pour Hollande chassant Sarkozy en France. ces mêmes qui dénoncent ceux qui ne hurlent pas avec les autres loups, les mêmes te dénonçaient comme suppôt du FN, ou citoyen de seconde zone parce que tu refusait ce système électoral pipé qui n’a RIEN à voir avec celui pour lequel nos parents se sont battus et quelquefois sont morts.

A écouter tous ces joueurs de flûte et les rats qui les badaient, et on aurait dit que Lénine prenait le pouvoir et que c’était la Révolution prolétarienne. Et si nécessaire ils auraient remis une couche avec Mélenchon.

Ils nous ont "vendu" Mitterrand et son passé criminel fascisant passé au blanc d’Espagne, Sarkozy minable gouape vendu aux USA et aux plus offrants, Hollande, nullissime, Quisling de la Maison Blanche, presque aussi mauvais qu’un Poroshenko, et la kyrielle de ministres et de philosophes bidons, les Fabius, Macron, Valls, et BHL en tête.

Et on voit les mêmes gogos continuer à acheter Marianne, le Monde, pourquoi pas Charlie H. écouter cette télé de m.... et déclarer se faire du "souci" pour la Démocratie !

On voit aujourd’hui le résultat... Mais on est déjà "morts" !

La prochaine étape c’est les camps pour les mal-pensants, mal-disants.

On pourra toujours demander aux amerloques de venir nous bombarder pour nous "libérer".

Depuis un siècle qu’ils pratiquent ce genre d’intervention sans que personne en haut ou en bas ne se pose de questions sur la motivation, et/ou les résultats, ça ne devrait pas étonner quiconque là-bas ou ici.

22/11/2015 00:23 par Lionel

Merci Geb, rage et réflexions que je partage et que je rumine depuis si longtemps.
La vision pudibonde et parfaitement anglo-saxone que nos "nouveaux" bourgeois ont de vouloir s’accaparer une vision unique et plane de l’histoire et de l’Histoire, y compris contemporaine, cette vision qui se vautre dans le déni le plus abject, qui fait se justifier tout comportement de parfaite intégration au système et à ce titre devenir un parfait agent.
Ce n’est pas un hasard que la gauche rejette inconditionnellement toute interprétation du psychisme autre que Freudienne, théorie parfaitement adaptée au système capitaliste, à l’individualisation ( défendue par cette même gauche au nom des Lumières... ) qui ouvre la voie à l’individualisme responsable de cet immonde gâchis.
Sondage récent cité sur F. Inter : 84% de personnes sondées se prononcent pour une élévation des privations de nos libertés fondamentales si la sécurité s’en trouve augmentée...

22/11/2015 00:37 par legrandsoir

84% de personnes sondées se prononcent pour une élévation des privations de nos libertés fondamentales si la sécurité s’en trouve augmentée...

Probablement les mêmes qui râlent contre les radars, l’interdiction de rouler bourrés, les limitations de vitesse...

23/11/2015 11:09 par Feufollet

Dans une sorte se stalinisme de la pensée imposée
Il est inévitable de retrouver les pires censures contre la libre pensée
Mais je ne vois pas pourquoi de Diplo passe dans la moulinette de Geb
Geb nous dira peut-être ce qui reste à lire en bonne conscience
A part des websites d’informations alternatifs
Cela dit, je perçois à travers cette article que les positions de "gauches" françaises
Se limitent à peut prêt à : bombardements français = attentats de Paris
Cette équation à 1 inconnue n’est pas très différente de celle de "droites"
Elle serait même très semblable
Pour ceux qui cherchent des réponses à des équations plus élaborées
Je me permets de leur recommander d’écouter Georges Corm
Invité par trois journalistes d’une chaîne tv corse
L’émission date d’une année, mais les propos sont plus explicites
Que les bêtises actuelles de propagande ou de simplifications
Le site alternatif arretsurinfo.ch l’a publié aujourd’hui
Bonne audition.

23/11/2015 17:07 par Palamède Singouin

Je ne comprends pas non plus la mise en cause du Monde Diplo par Geb. Difficile de trouver une publication française bénéficiant d’une audience internationale plus en marge de la pensée unique.

Par ailleurs entre 1940 et 1944 quel % de français étaient pétainistes ? A mon avis, au moins 80%.
Retour à la case départ. L’esprit de Vichy triomphe sous la bannière "socialiste". Demain retour de la délation. y compris pour dénoncer aux flics - désormais tout puissants - qui l’amant de sa femme, qui le mari de sa maitresse. Et allons z’enfants...

24/11/2015 19:51 par Alice

A qui appartiennent les Instituts de Sondage ?

En 2008, c’était à ces petits pauvres :

La SOFRES a pour actionnaire les fonds d’investissement américain Fidelity.

CSA est contrôlé par le Sarkozyste Vincent Bolloré

IPSOS est contrôlé par ses deux fondateurs après avoir attiré des riches financiers Pinault ou Fidelity..
I
BVA a pour actionnaires les fonds d’investissement Rotchild et Vincent Bolloré

IFOP a pour propriétaire Laurence Parisot, présidente du MEDEF

LH2LH2 (ex-Louis Harris) a été vendu par TNS à deux de ses dirigeants.

Ca a changé depuis ?

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