Appel à réunification syndicale

Koala

Janvier 2004

FSU

Avenir du syndicalisme : Réunification : aller au concret

Une situation inédite :

Face aux attaques patronales/libérales, une convergence du mouvement social s’est manifestée. La CGT, FO et une partie de la CFDT, les autonomes, UNSA, G10, FSU s’opposent à la déréglementation et aux attaques des acquis sociaux.

Bilan du printemps 2003 :

L’unité est nécessaire pour tous, l’autonomie met hors jeu. Notre fédération, face aux grands dossiers (sécu, emplois, salaires, …) ne peut peser.

Dans un contexte de division syndicale, de faiblesse de la présence syndicale, les convergences peuvent redonner des moyens de défense aux salariés. Constituer un point d’appuis à ceux qui, chômeurs, paysans, citoyens, cherchent à agir pour le progrès social.

Il n’est pas temps de s’attacher aux difficultés, aux obstacles réels ou supposés, mais de fixer les objectifs et les moyens nécessaires à l’action revendicative. Les intérêts collectifs doivent passer avant les préoccupations des appareils. Garder une démarche syndicale : partir des besoins des salariés.

Le but, face à un patronat et une droite de combat, c’est de donner des outils de lutte aux salariés du secteur public, aux chômeurs, aux salariés du privé.L’unité est nécessaire.

La FSU tant par sa représentativité, sa capacité militante, que son positionnement revendicatif peut jouer un rôle historique.

On peut proposer des Unions à géométrie variable, des associations et des pratiques communes … ce sera peut être le passage obligé.

Mais en se limitant à cela, on ne fait que retarder voire discréditer ce qui est le besoin objectif : une organisation syndicale unifiée, diverse, représentative, capable de défendre les salariés des zones industrielles, de défendre le droit du travail, les acquis sociaux, de casser la spirale de la régression sociale, la précarité…

La CGT et sa place confortée dans le paysage syndical semble en tous cas le pivot d’un tel projet, le seul cadre crédible.

Motion

La FSU appelle solennellement toutes les forces syndicales à ouvrir un débat sur la réunification syndicale.

Elle propose la constitution d’une grande organisation syndicale confédérée, capable d’agir de façon coordonnée sur tous les fronts.

Elle s’adresse à toutes les équipes syndicales, d’abord à la CGT, mais aussi à FO, au G10, à l’UNSA, pour engager un processus d’unification, en fixer les modalités, étapes, un calendrier.

Elle rencontrera les organisations syndicales au niveau national et local. Ses sections départementales rencontreront toutes les structures syndicales, interprofessionnelles ou d’entreprise.

Pour conquérir les déserts syndicaux, défendre la dignité, les conditions de travail, le droit du travail.
Recréer une force des salariés, pour les salaires, l’emploi, la protection sociale, les services publics…

Le débat avec les adhérents, les salariés devra avoir lieu largement, pour accompagner toutes les étapes, faire valider la démarche, lever les préjugés et régler les difficultés souvent dues aux représentations, aux images pas conformes à la réalité.

- Contacts :

fsu50@fsu.fr.ns 06 30 66 23 95

genotalain@wanadoo.fr.ns 06 75 43 79 62

COMMENTAIRES  

30/01/2004 17:19 par elmer

En réaction à cet appel, j’aurais aimé lancer un autre appel qui pourrait, s’il était entendu, renvoyer l’écho vers d’autres modes de militantisme, et pourquoi vers la création d’autre chose...

Certain-e-s personnes, par le biais d’associations et surtout de courants du PS, pensent en proposant la VIème République réconcilier les Français-e-s avec la politique avec l’espoir (?) d’intégrer à cette communauté qui aurait renouvelé son engagement les "nouvelles minorités" ou "classes dangereuses" dans l’option la plus cynique.

En tant que travailleur salarié et bénévole associatif, il me semble que la mesure la plus à même d’aboutir au résultat escompté serait de demander la VIème... semaine de congés payés pour toute personne qui peut justifier d’une semaine d’engagement bénévole dans l’année dans une entité collective à but désintéressé : un parti politique, un syndicat, une association, un regroupement confessionnel, une mutuelle, un syndic de copropriété de bénévoles (évidemment...), etc, etc, etc.

Je vois d’ici M. de Seillère nous prouver par a + b que l’engagement associatif, et bénévole plus largement est nuisible à l’équilibre social, économique et politique de notre beau pays creuvant par ailleurs d’individualisme et du sentiment d’impuissance que procure la religion cathodique...

On pourrait imposer aux partis de "gôche" d’appliquer immédiatement cette mesure dans les collectivités dont ils ont la charge conformément au mandat qu’on leur a confié...

On verrait enfin disparaître l’anomalie que constitue LE délégué du personnel en vogue dans le syndicalisme traditionnel et ce serait une perspective intéressante pour répondre à la catastrophe des intermittent-e-s du spectacle (une partie de l’investissement : création, répèt’, etc de l’artiste sur son oeuvre serait en congés payés et l’autre plus active, serait sur son temps de travail effectif).

C’est possible, nous pouvons le réaliser et l’adapter à la forme associative et artistique, les fonctionnaires des collectivités locales/territoriales nous aideraient à atteindre la masse critique qui peut entraîner le reste de la société dans notre sillage.

A réfléchir, mais je vais d’ores et déjà en parler à Grenoble... Mais faîtes tourner, si suffisamment de monde peut s’approprier cette idée...

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