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Andrés Manuel López Obrador et la véritable gauche.

Fidelista por Siempre

AMLO a des ennemis des deux côtés, mais il a les amis qui sont majoritaires, parce qu’ils l’ont élu avec presque double de votes que lors de sa dernière candidature face à Peña Nieto . Nous avons lu d’innombrables accusations de la part de la gauche, marxiste-léniniste, mexicaine et mondiale. Oui, j’ai vu des étrangers le critiquer aussi. Nous allons supposer dans un premier temps (puis dans un second), que ce n’est pas le cas, qu’ils soient réellement marxistes-léninistes.

Je m’arrête un instant sur leurs cas, je suppose que leurs critiques - celles des étrangers-, obéissent à leur internationalisme prolétarien, ce serviteur a participé à 4 missions internationalistes de combat, et je peux vous assurer qu’aucun des étrangers qui le critiquent, n’en a réalisé une seule. C’est un reproche a priori, beaucoup d’entre eux, ne sont même pas arrivés à impulser un gouvernement populaire dans leur propre pays, mais ils s’arrogent le droit – j’ai dit : droit ?-, de critiquer un gouvernement qui n’est pas encore aux commandes. Il est inacceptable que quiconque puisse ou se donne une prérogative qui n’est pas de son ressort, les affaires internes des Mexicains sont les affaires des Mexicains. López Obrador est-il un révolutionnaire, dans le sens marxiste du terme ? Non, il ne l’est pas. Ceux qui le critiquent du côté gauche le sont-ils ? Je ne le crois pas. La position de Cuba est une position de principes, nous avons salué le triomphe d’AMLO officiellement.

Alors bon, ceux qui le critiquent depuis l’intérieur du Mexique, à mon avis, n’ont pas compris grand-chose, et pas seulement ce qui s’est passé hier, mais depuis longtemps. TOUS, absolument tous ceux qui le critiquent, le font depuis une position autoproclamée de gauche, en particulier les gens de Antorcha Campesina [campesina = paysans - NdR]. D’entrée je me demande : et les ouvriers qu’en est-il ? Les paysans seulement ? Disons que ce n’est pas très marxiste. Je suis allé lire dans leur site officiel, pour m’extraire du fait que nous avons vu certains dire que le meilleur candidat était celui du PRI. On y dit la chose suivante dans leur site officiel ; "Nous ne sommes ni des radicaux de gauche ni un groupe armé ; nous sommes des politiques, non des aventuriers" - le Mouvement Antorchista du Mexique.

L’affaire commence mal, en particulier avec Cuba, un mouvement armé, et qu’on pourrait dire aventurier, comme a été qualifié le Che, jusqu’au Parti communiste du Chili. Si ce n’est pas un mouvement armé, alors devons-nous supposer qu’ils arriveront au pouvoir par la voie électorale bourgeoise ? De fait ils ont participé à ces élections, et à ce qu’il me semble, ils n’ont pas eu l’appui électoral. Ce qui m’a toujours étonné chaque fois que j’ai discuté avec certains communistes, gauchistes, révolutionnaires c’est qu’au moment où tu leur demandes : dis-donc, c’est pour quand la prise du pouvoir par les armes ?, ils te répondent à l’unisson, non, ce n’est pas notre option. Ok, parfait. Alors c’est pour quand la prise du pouvoir par l’autre option ?, NON, nous ne croyons pas dans ce système. Alors quoi ? Il n’y a pas de réponse, seulement des consignes, quelques photos de l’aventurier (Che et ses citations, mais attention, pas question de suivre son exemple …, nous avons appris à t’aimer depuis la distance la plus confortable) Ok, je continue. Et encore moins du guérillero fait Chef d’État, d’un Commandant en Chef exemplaire, comme Fidel. Occasionnellement, depuis cette "gauche" donneuse de leçons, qui n’a même pas jeté de pierres à la rivière, ont surgi des critiques contre Cuba quand les relations diplomatiques ont été rétablies avec les Etats-Unis. Une question qui est de notre compétence à nous et à personne d’autre. Mais rien du tout, Cuba est le seul pays au monde qui ait le droit de donner son opinion sur n’importe quel pays du monde : pourquoi ? Parce que tout le monde donne son avis sur nous, en bien ou en mal.

Nous savons ce que c’est d’être critiqué depuis la "gauche". Ils prennent beaucoup de précautions, mais ils le font, en coulisses, avec cet ego sous-jacent des perdants dans leurs coins respectifs, qui ne trouvent rien de plus politique que de parler de révolutions sans en avoir jamais fait ou participé à une seule. C’est la même chose avec les critiques de ces "gauchistes" envers le Venezuela, aujourd’hui le Nicaragua, etc., etc., C’est une règle de conduite. Ils se trompent, pour deux raisons. La première, parce qu’ils ne savent absolument rien de ce que AMLO fera ou ne fera pas. Ne faites pas les pythonisses et attendez. Et la deuxième erreur, est en rapport avec leur propre que faire : "le devoir d’un révolutionnaire est de faire la révolution" Fidel. Tout le reste, ce sont des excuses.

Je reviens au président élu. Que fera-t-il ? Je n’en ai pas la moindre idée. Mon intérêt principal, c’est que le Mexique sorte de l’engrenage pro impérialiste contre les gouvernements progressistes, dans ce cas le Venezuela, qu’li joue un rôle prépondérant dans le concert international. Nous ne savons rien, ni vous, ni nous. Que s’il a nommé Untel ou Untel, n’a pas de transcendance, n’oubliez pas que Vicente Fox a nommé Chancelier un ex-communiste formé militairement ici. Hier, il a dit deux choses qui interpellent : ce sera un gouvernement à "commandement unique" - ça je connais très bien, c’est le principe de fonctionnement, dans nos structures militaires. Et il s’est référé à une position de principes en matière internationale, "la non-ingérence dans les affaires internes, le respect de l’autodétermination des peuples et la résolution des conflits par des moyens pacifiques et dans le cadre du droit". Jusque-là, ça nous va parfaitement. Le fera-t-il ou pas ? Cela reste à voir.

M. López Obrador exercera d’ici peu et pour 6 ans, comme nouveau président des États-Unis mexicains. Une fois au pouvoir nous verrons de quoi il retourne. Je pense que c’est un homme intelligent et habile, qu’il a en perspective un projet à long terme, qui va au-delà des 6 années qui viennent, qu’il a su visualiser une conjoncture sociétale, que les Mexicains sont fatigués du système actuel, qu’ils connaissent bien, qu’il savent qu’il y a quelque chose qui ne cadre pas : personne ne s’explique que le PRI obtienne 14 députés contre les 218 de Morena ? Celui qui pense que c’est pour AMLO commet une erreur de lecture, c’est un facteur, mais ce n’est pas tout ce qui explique ce qui est en train de se passer. Je vous le disais dans un autre écrit, maintenant c’est votre travail, et je le dis aussi à la gauche, poussez-le vers des positions de gauche, comme peuple. Si l’homme ne suit pas, vous savez ce qu’il vous reste à faire, et je m’adresse au peuple, pas aux gauchistes, pour une raison très simple : peut-être n’avez-vous pas su que Peña Nieto fut l’un des pires présidents que vous ayez eu ? Et qu’est-ce qu’a fait cette gauche qui aujourd’hui essaie de donner des leçons ? Elle a permis le triomphe écrasant d’AMLO.

Au Mexique, tout reste à voir, la pratique est le critère qui valide la vérité, certains ont condamné, soyons rationnels, analytiques. Si ce président élu fait un bon gouvernement et répond aux intérêts des Mexicains par-dessus tout, vous devez le soutenir. Ceux qui disent le temps nous donnera raison, en espérant qu’AMLO fera souffrir le peuple pour qu’eux, depuis le confort de la critique, aient une chance dans l’avenir sont d’un manichéisme abject … Je préfère en rester à cette photo, parce que je ne sais pour quelle raison, je vois de la sincérité dans un peuple qui a un espoir que jusqu’à présent d’autres ne lui ont pas offert, ce qui entre autres choses, est son devoir principal.

Merci de me lire, amis et ennemis …

Fidelista por Siempre

Traduction Rose Marie Lou

 https://www.facebook.com/FidelistaPS/posts/202243403676803

COMMENTAIRES  

04/07/2018 10:57 par Roger

Cet article pourrait tout aussi bien s’adresser à nos révolutionnaires Français...

04/07/2018 11:50 par Georges SPORRI

J’espère que la première décision sera de construire une ville nouvelle pour déplacer la capitale / Il faudrait la construire à 100 - 150 km au nord de Torréon , ce qui suppose de construire une route et un dispositif de production d’eau dans le désert . Pour le nom de cette ville il faudra éviter " Espéranza " et surtout " Utopia " , alors je propose un truc du type " Adaptaçion " puisque , d’après cet article , seul le keynésianisme est à l’horizon .

04/07/2018 12:50 par Autrement

Génial cet article ! Et bien opportun pour nous aussi.
Ni promoteur d’illusions, ni désespérant, il remet lucidement à leur place (trop souvent assise et non debout) tous les donneurs de leçons, - leçons impraticables relativement à une situation sociale et politique donnée -, et fabricants de procès d’intention : autant de théoriciens de l’action qui, soit s’obstinent dans une démarche devenue obsolète, soit deviennent des citoyens abstentionnistes même quand il y a concrètement mieux à faire.
Et quoi de mieux à faire que de soutenir activement, d’encourager, de développer dans le bon sens, une volonté populaire qui se manifeste dans un mouvement réel d’émancipation ?
(L’abstention pouvant évidemment être la bonne solution devant une impasse, mais non devant le simple doute).
Nos ennemis sont les mêmes partout, quoique dans des conjonctures différentes, et les luttes aussi. Il y a un changement d’époque et de dimensions. Ni l’humanité, ni la planète, n’ont plus le temps de remettre leur sauvegarde à plus tard, en croyant pouvoir attendre mieux que le chemin qui s’ouvre.
Vive le choix des Mexicains !

04/07/2018 14:41 par ozerfil

A peine élu, aussitôt félicité par Trump et Trudeau : il sent le Hollande Mexicain...

La gauche atlantiste, libérale et mondialiste : la pseudo-gauche, quoi !

En espérant me tromper...

04/07/2018 14:45 par T 34

Une campagne très violente, 145 politiques assassinés. 200 000 morts depuis 2006, une dizaine de journalistes assassinés par an. Priorité à la sécurité.

Deux fois ils lui ont volé l’élection.

Voici un spot de propagande de 2012 Codex Andresiano.

04/07/2018 14:58 par Buffaud

Excellent article ! On pourrait appliquer ici une grande partie de ce qui est dit à ceux qui se prétendant de gauche passent plus de temps à attaquer Melenchon que Macron.

04/07/2018 15:03 par A

Bonne chance à AMLO ! La mission sera rude. Et espoir qu’il soit un allié pour Maduro pour influencer l’opinion internationale, lever un peu le voile.

04/07/2018 21:48 par Geb.

J’approuverai d’autant plus que cette analyse correspond à celle que j’ai pu faire et fait connaître à l’époque sur Melenchon et pourquoi il fallait le soutenir quoiqu’on pense du personnage.

Ceux qui au nom d’une "révolution" qu’ils ne feront jamais, par peur, calcul politicien, ou simplement par inaptitude, privent tout le Peuple en général d’avancer dans la compréhension et la lutte, sont au moins aussi coupables que ceux qui violent sa volonté délibérément.

Evidemment personne n’est à l’abri d’une erreur d’analyse, comme ça a été le cas pour Tsipras en Grèce, mais même dans ce cas je demande à ce qu’on me prouve que ça aurait été moins pire si les Grecs ne lui avaient pas fait confiance indûment.

En fait si ces gens de gauche et révolutionnaires de salon tombent dans une telle dichotomie c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas les capacités de convaincre les électeurs de les élire en masse et tout simplement pas les c...es de déclarer qu’en l’absence d’une voie démocratique qu’ils sont incapables de construire ne leur resteraient que la voie des armes et de l’imposition du changement par la violence.

Or comme si bien précisé dans l’article ci-dessus, "c’est ou l’un, ou l’autre". Si le changement ça n’est pas par le vote, c’est obligatoirement tôt ou tard par la coercition. Et si c’est ni l’un ni l’autre c’est l’esclavage total des exploités et des faibles au bénéfice de ceux qui possèdent "les âmes" par les médias et "les armes" par leurs sbires stipendiés.

S’ils militent toujours, même à titre privé, je ne vois réellement pas comment ils peuvent expliquer à ceux qu’ils tentent de convaincre de la nécessité du changement de comment ils y arriveraient, sans citer cette alternative. Ou sans mentir et noyer le poisson avec une "troisième voie" aussi inexistante qu’improbable.

Laquelle alternative coercitive leur serait également impraticable, leur antimilitarisme et leur anarchisme béat ne leur permettant pas de supporter la hiérarchie et la discipline nécessaire en cas de conflit armé, ni aucune mise en danger de leur peau au service d’autrui et de la Révolution.

Et merci au Camarade cubain, "Fideliste pour Toujours" d’avoir su nous rappeléer qu’il est souvent nécessaire et de bon ton de regarder d’abord sa poutre avant d’aller se mêler des affaires de paille du voisin.

04/07/2018 22:37 par Georges SPORRI

C’est rigolo / Plein de blogs , sites , H-tagues et autres fesses de boucs titrent sur l’Allende mexicain / " Allende " ! Nom d’une pipe ! ça peut porter bonheur un surnom pareil ?

05/07/2018 01:46 par Roubachoff

@Geb
Qu’on vous prouve que ça aurait été "moins pire" ? C’est ce type de raisonnement qui consolait les gens pendant le désastre Mitterrand. Ce qu’on peut postuler, en tout cas, c’est que la gauche radicale est morte en Grèce pour les trente ou quarante prochaines années. Et qu’elle subirait le même sort en France si la FI arrivait au pouvoir dans son état actuel de flottement idéologique et d’impréparation. Quant à vos homélies sur les "révolutionnaires de salon", c’est une soupe froide qu’on nous ressert depuis des lustres. Au nom de quoi n’aurait-on pas le droit de s’opposer à une ligne qu’on juge condamnée à l’échec ? Pour ne pas désespérer Billancourt ? Désolé de ruiner vos illusions, mais dans ce pays, il y a longtemps que c’est fait...
Une dernière chose, pour vous éviter d’inutiles imprécations. S’opposer à JLM, ce n’est pas faire du "Mélenchon-Bashing". Il s’agit au contraire d’un droit constitutionnel dont chaque citoyen peut et doit se réclamer. Et le vieil argument "nous au moins, on fait quelque chose", tient plus du pipeau que de la sonnerie de clairon - puisque vous semblez apprécier les métaphores militaires .
Cordialement quand même.

05/07/2018 04:53 par Roubachoff

Petite précision utile : loin d’en savoir assez long sur le Mexique pour me forger un jugement - surtout dans le contexte actuel de désinformation - je ne me permettrai pas la moindre critique contre son nouveau président. Observons et tentons d’évaluer, si c’est possible. En revanche, sur l’Europe et la France, j’ai la prétention de parler en connaissance de cause. Sans me croire infaillible, bien entendu, mais ça, c’est le cas de tout le monde ici.
Question à l’intention des membres de la FI :
Que faut-il comprendre quand JLM se flatte que la France appartienne au "club des pays nucléaires" ? Qu’il est ravi de se retrouver aux côtés des USA, de la Russie ou d’Israël ? Et que signifie concrètement son refus de la "dissémination nucléaire" ? Qu’il est prêt, le cas échéant, à mener des guerres préventives avec Trump si un pays refusait de se plier à la règle - comme la France du Général dans les années soixante, au grand dam de ses "alliés" américains ?
Voilà un exemple des innombrables questions qu’il conviendrait de lui poser. On admettra que ça n’a rien à voir avec du "Mélenchon-Bashing", une pratique qui ne m’incite pas à revoir à la hausse mon opinion des médias officiels.

05/07/2018 07:13 par François de Marseille

Je crois que OMLA ironise lui même sur ses chances de survie.

05/07/2018 09:19 par Roger

Ce qu’on peut postuler, en tout cas, c’est que la gauche radicale est morte en Grèce pour les trente ou quarante prochaines années. Et qu’elle subirait le même sort en France si la FI arrivait au pouvoir dans son état actuel de flottement idéologique et d’impréparation.

Parce que sans doute, la "Gauche radicale", elle, elle est sans flottement idéologique et prête à gouverner durablement ?
Il est vrai qu’elle prend toute la distance et le temps nécessaires pour s’y préparer...

05/07/2018 10:32 par Xiao Pignouf

@Roubachoff

En revanche, sur l’Europe et la France, j’ai la prétention de parler en connaissance de cause

C’est une prétention, oui. Dites-nous ce que ça signifie pour vous parler en connaissance de cause.

Sans me croire infaillible, bien entendu, mais ça, c’est le cas de tout le monde ici

Vous faites bien de le préciser, j’espère que vous garderez ça à l’esprit quand on répondra à vos questionnements. Et aussi qu’il en va de même pour les membres de la FI comme pour JLM.

Avant toute chose, veuillez sourcer les citations de JLM.

Que faut-il comprendre quand JLM se flatte que la France appartienne au "club des pays nucléaires" ?

Si tant est qu’il s’en flatte, il n’en reste pas moins, et tout le monde le sait, il l’a dit et redit, qu’il souhaite sortir du tout nucléaire, c’est dans son programme. Si maintenant, il s’agit plus précisément de nucléaire militaire, vous connaissez le topo, force de dissuasion, blablabla... Ne faites pas comme si c’était lui qui l’avait voulue... elle est là, et dans le monde merdique dans lequel on vit, mieux vaut peut-être (ou p’t’êt’ pas) qu’elle y soit...

Qu’il est ravi de se retrouver aux côtés des USA, de la Russie ou d’Israël ?

ça, c’est vraiment vous qui le dites... insinueriez-vous qu’il est copain comme cochon avec les USA et Israël ? Comme je l’ai déjà dit, quand il s’agit de Mélenchon-bashing (parce qu’insidieusement, c’en est), y’en a qui pensent que plus c’est gros plus ça passe...

Et que signifie concrètement son refus de la "dissémination nucléaire" ?

Je vous invite à ouvrir le dico à la lettre D. Eh, ça veut tout simplement dire ce que ça veut dire. Et si on est adepte du double sens, on pourrait en conclure qu’il pencherait pour une reprise de la dénucléarisation, bref calmer le jeu, quoi... Surtout quand on réalise que quand l’Oncle Sam veut chatouiller l’ours russe, il le fait en tenant la main de l’Europe. Et si on prend l’exemple de l’Iran ou de la Corée du Nord, et mis à part les tirs provocateurs des seconds, je ne crois pas, ou alors il faut me prouver le contraire, que la position de la FI soit hostile à ces pays qui subissent les sanctions décidées par les USA...

Qu’il est prêt, le cas échéant, à mener des guerres préventives avec Trump si un pays refusait de se plier à la règle - comme la France du Général dans les années soixante, au grand dam de ses "alliés" américains ?

Primo, vous confondez Mélenchon et Macron. Entre les deux, c’est Macron the president, pas JLM. Le cas échéant ? Vous voulez dire s’il est président ou quand il sera président ???? Il n’est pas président, et ne peut l’être tant que l’actuel n’a pas fini son mandat, bref pas avant 2022. Ou bien sous-entendez-vous que Macron puisse être destitué et Mélenchon nommé/élu à sa place... après une révolution ? Et si en 2022 Mélenchon est élu, Trump ne sera probablement plus POTUS... Rebref, donnez-nous la source de ces dires, ils me paraissent invraisemblables...

En outre, votre phrase n’est pas très claire : la France de de Gaulle a refusé de se plier à certaines règles au grand dam de ses alliés amerloques et elle a essuyé une guerre préventive...? Ou bien le chef des armées Mélenchon mènerait des guerres préventives avec son poto Trump contre des pays qui refusent de se plier à la règle (quelle règle ?), genre le Vénézuela peut-être ?

Ouaaais, ça doit être ça : JLM est prêt à intervenir militairement au Vénézuela...

05/07/2018 10:38 par Danael

Se borner à attendre des radicaux "purs et durs", qui n’existent pas comme force politique réelle dans le contexte actuel, fait en sorte qu’on finit toujours par encourager le retour des " pires réactionnaires". C’est ce qui s’est passé lors des dernières élections en Argentine. Le peuple mexicain, quant à lui, a tranché dans le sens d’un désir de changement. Ce dernier ne se fera pas magiquement du jour au lendemain car les forces corruptrices (intérieures et extérieures) qui agissent contre les intérêts du peuple sont puissantes, multiples et installées de longue date. Saluons cependant l’espoir que suscite ce choix politique dans les classes populaires.

05/07/2018 14:10 par pauvre d'eux

Article intéressant à mettre en parallèle avec notre propre vie politique. La "gauche" passe tellement de temps à baver sur la FI et sur JLM, qu’ils n’ont plus de salive pour attaquer Macron et sa clique, qui eux s’occupent pourtant bien de nous détruire...
Pour le Mexique, la question est de savoir quand ils vont tenter de l’assassiner ?

05/07/2018 20:38 par Georges SPORRI

Waow quel débat ! Léo Ferré disait " les mots ne sont plus les mots , mais une sorte de conduit au travers duquel les analphabètes se donnent bonne conscience " ... " gauche radicale " ? ça veut dire quoi ? Dans mon dictionnaire perso , ça veut dire " gauche qui s’organise en dehors du champ politique établi " donc " extra parlementaire " ou éventuellement capable d’organiser un parlementarisme révolutionnaire ... Une partie de la gauche radicale prétend pouvoir agir ici et maintenant ( ZADistes par exemple ! Action Directe jadis ... ) mais son écrasante majorité se saît impuissante aujourd’hui et attend que la multiplication des conflits et l’échec inéluctable des réformismes aient formés de nombreux combattants et ouvert un espace politique de rupture ( haine sociale massive et crise aigüe du "système" ) ... Alors , par exemple , je vois la FI comme une gauche réformiste keynésienne + écolo qui essaye quand même d’attaquer le capitalisme à partir des revendications des syndicats les moins pourris et des associations de défense des citoyens , des pauvres , des immigrés ... J’espère d’ailleurs que leurs concepts de dette écologique et de règle verte sont des blagues électoralistes ( sinon c’est gravissime ! ) . Je vois aussi le NPA comme un agrégat informe de salariés et de petits bourgeois soudés par une doctrine inorganique , mais noyauté et manipulé par des trotskystes dépressifs ... LO parait parfois plus charpenté mais trop " boy-scout bolchevik " et fasciné par le cadavre du PCF et de la CGT 1936 qu’ils souhaitent réanimer ... Alors SVP lorsque vous parlez de "gauche radicale" essayez de préciser la nouvelle définition de ce concept et de la justifier . Expliquez moi , par exemple , depuis quand le keynésianisme - écolo électoraliste est " gauche radicale " ...

05/07/2018 21:19 par Xiao Pignouf

Au temps pour moi, Roubachoff, en relisant votre deuxième paragraphe, j’ai compris le fil de votre raisonnement. Et ce que je prenais pour des citations étaient en fait des hypothèses de sens. Me brocarder pour avoir trop vite lu sera de bonne guerre...

Toujours est-il que laisser entendre que JLM aurait la moindre velléité à s’aligner sur les USA et Israël, par dessus le marché à aller faire la guerre à leurs côtés, c’est nier son vrai discours et lui attribuer ce genre de projet, c’est de la pure malhonnêteté intellectuelle.

Ce n’est pas parce qu’il s’oppose à la dissémination nucléaire qu’il sautera à la gorge du premier pays qui s’équipe. A l’international, la FI prône le dialogue diplomatique et non l’ingérence militarisée.

Maintenant, on peut aussi croire qu’il nous enfume, comme les autres, c’est là l’unique option de ses détracteurs, seulement faudrait qu’il soit élu pour le prouver.

06/07/2018 12:25 par François de Marseille

@ Georges Sporri : " mais son écrasante majorité se saît impuissante aujourd’hui et attend que la multiplication des conflits et l’échec inéluctable des réformismes aient formés de nombreux combattants et ouvert un espace politique de rupture"

Je suis scotché par la pertinence de ton constat. Je fais donc partie de l’écrasante majorité.

06/07/2018 18:33 par Geb.

De toutes façons, le débat dérape toujours vers des situations dévoyées.

En particulier sus l’égide des fameux" révolutionnaires de salon" ;

Je ne vais pas citer "X" ou "Y" pour justifier mes analyses sur le sujet mais, et là c’est moi qui le dit, pas "X", "Y" ou "Z" :

"Pour comprendre une situation, un vrai révolutionnaire ne dois pas se poser la question de ce qu’il ferait en tant que lui-même chez lui mais ce qu’il devrait faire pour aider à faire avancer la révolution à l’endroit qu’il prétend analyser en tant que Révolutionnaire du lieu concerné". Ici le Mexique.

Pour mon compte un Révolutionnaire mexicain qui n’est pas aux côtés de AMLO aujourd’hui, ne vaut pas plus qu’un Révolutionnaire syrien qui ne combat pas les mercenaires de Amat al Sham en Syrie aux côtés de l’AAS, ou aux côtés du Hezbollah. Qu’il haïsse ou encense Bashar n’a rien à voir avec ses positions concrètes sur l’instant.

Et pour mon compte celui qui ne comprend pas ça ne vaut pas plus ni en analyse , ni en valeur politique que celui qui a préféré laisser passer un Macron, ou pire a voté pour lui, au nom d’un combat bidon contre un épouvantail construit de toutes pièces et d’un rejet "à priori" de la seule planche de salut existante dont les Révolutionnaires pouvaient s’emparer à ce moment là.

Mais les mêmes qui tiennent ce discours réducteur sont les mêmes qui crieront "au secours" quand on les assassinera en masse comme c’est le cas au Mexique ou en Syrie.. Ou ailleurs !

Parce dans ce cas aussi l’argument est pitoyable : S’imaginer que c’est quand on est exposé au front qu’on va se réveiller pour apprendre à combattre physiquement l’ennemi, le simple fait d’en énoncer le principe suffit à le dévaloriser. Ceux qui ne seront pas prêts, soit trahirons, soit émigreront comme on le voit chez d’autres, soit mourront en premier.

Je n’"aime" pas Mélenchon, je n’aimais pas Tsipras mais je l’ai soutenu avec les réserves d’usage, probablement si j’étais Mexicain je n’"aimerai" pas AMLO, mais je serai à ses côtés en cas de victoire s’il tient se promesses. Le seul que je n’ai jamais "soutenu" c’est Mitterrand.

Et "paradoxalement" c’est celui que les mêmes"purs et durs" qui rejettent un Mélenchon aujourd’hui avec plein de "bons arguments", ont poussés mes camarades communistes un peu naïfs à soutenir comme "révolutionnaire". Pourtant c’était bien celui dont le lourd passé puant et zigzagant aurait du alerter des révolutionnaires normaux.

Mais est-ce vraiment un "paradoxe" ? Ou un "marqueur d’alerte" ???

Si AMLO ne tient pas ses promesses pas la situation ne sera pas pire. Ceux qui affirment le contraire ne connaissent pas la vraie situation au Mexique pour l’ensemble de la population.

Ne serai-ce que parce que ceux qui ne seront pas à ses côtés seront les alliés objectifs des ennemis de ceux qu’ils prétendent défendre. Jusqu’à ce qu’on soit devant "la porte" elle peut-être "ouverte" ou "fermée". Pas les deux à la fois.

Et de toute façon, comme d’habitude ça sera au pied du mur qu’on pourra voir qui a appris concrètement à monter les parpaings.

Et découvrir les pipos qui se les sont montés "en rêve" par avance après avoir appris par coeur le Manuel Leroy Merlin en le récitant pour se prouver qu’ils existent.

06/07/2018 21:45 par Georges SPORRI

@Geb / Il n’y a pas que des révolutionnaires de salon , il y en a sûrement qui préfèrent les palaces ou les lofts , et d’autres le camping de NDDL ou un taudis à Croix-Rousse pentes ... Alors avec ce type d’imprécation - cliché tu ne dis rien ! Soyons un peu plus concrets : AMLO veut créer un début de retraite par répartition , sorte de minimum vieillesse garanti à tous . Il veut aussi que la même somme soit allouée aux handicapés . Cela fait penser au programme de Benoit HAMON mais dans le contexte mexicain c’est différent . Alors je pense que d’éventuels gauchistes qui s’opposeraient à ça , par exemple au nom du plein emploi , seraient des agents de l’impérialisme agissant sous fausse bannière ! Par contre s’ils revendiquent d’ajouter une allocation chômage type RMI il faudra , avant de les accuser de surenchère - sabotage , voir si c’est faisable ou pas , si c’est mobilisateur ou pas ! Et si la droite combat ces 2 réformes il faudra bien que les " gauchistes " appliquent la tactique marcher séparément / frapper ensemble surtout si le peuple se mobilise pour appuyer le gouvernement ...

09/07/2018 18:53 par Vlad Oulianov

Comme les affaires internes du Mexique sont l’affaire des Mexicains, voici le communiqué du Bureau Politique du Parti Communiste du Mexique, traduit par les camarades de Strasbourg :

http://uecstrasbourg.over-blog.com/2018/07/mexique-illusions-reformistes-et-recomposition-de-l-hegemonie-bourgeoise.html

18/07/2018 06:34 par alain harrison

Bonjour.

C,est le tour à AMLO d’y passer à la moulinette gauche droite. Paradoxalement, Trudeau et trump le saluent en attendant de le vilipender. Trudeau (le complexe d’oedipe ?) suivant Trump (complexe du pervers ?).

06/07/2018 à 18:33 par Geb.
De toutes façons, le débat dérape toujours vers des situations dévoyées.

Je suis assez d’accord avec votre commentaire.
Mais aucune solution, même pas une ébauche……..

AMLO dit ne pas être ni Trump, ni Maduro. En effet, il semble ne pas être dans les affaires ni un travailleur, mais un politicien de longue date et expérimenté. Et il en faut des gens expérimentés pour orienter le système vers une alternative souhaitable. Encore faut-il être d’accord sur cette alternative, et d’abord de quelle alternative s’agit-il ?
Une alternative où le travail serait glorifier et source de tout contentement et dignité pour tous ? Comme quoi le travail valorisant serait le remplaçant de la pensée unique. Comme quoi l’être humain trouve sa finalité dans le travail. Le travail devenant une foi encore reconduit comme fin en soi dictant à l’humain sa place dans l’ordre économique, que ce soit l’ordre du capitalisme ou du communisme. C’est pour cela que je parle d’une alternative au système économique que l’état de droit défend bec et ongles.

Agir localement au coup par coup, bravo à ceux qui s’y attèlent, mais aussi globalement.

Il est remarquable de voir le libéralisme se réorganiser en volant et dévoyant tous les concepts qui avaient du sens, un seul exemple
l’entreprise progressiste. Au dernière nouvelle, Obama se refait une beauté esthétique : De Mandela à Obama (faut assumer son hypocrisie). II a fait pire que Busch (?), mais il a eu le PN de la P, mais lui a fait un peu de sous-traitance (France-Angleterre versus la Lybie). Ceci expliquant cela ???

Maos n’avons-nous pas des outils à faire valoir et à promouvoir ?

La Constituante citoyenne travailleur
Le nouveau pacte social
Le nouveau paradigme économique
Comment passer de l’état de droit à l’état démocratique pour l’alternative à ce système.
Tout ça ne s’improvise pas.
Macron est en train de réaliser son agenda-UE-:Rothschild & Co : privatisé, précarisé …...
JPMorgan réclame des états autoritaires.
Y paraît que la Grèce va mieux……. un %
Tous devraient lire.
Qui sauve qui ?
Crime contre l’Humanité, l’ultime retour des barbares.
Deux textes qui nous ramènes à la réalité de ce qu’est la finance, et historique, la condition humaine.
Ne pas refaire une théorisation, mais en prendre réellement le pouls de la réalité.
C’est ce que tente le Vénézuéla, continue Cuba, entreprend la Bolivie, le Nicaragua, avait amorcé le Chili d’Allende.
Mais ignoré par les gauches occidentales. Sauf exception.
Je suis en bonne partie en accord avec l’article et le commentaire.
Un problème qui n’a pas de solution, est un problème mal posé (A, Einstein).
Et le libéralisme est le gérant par excellence pour les reconduire sans cesse. Examiner les politiques d’ajustement libérale.
Ici au Québec, à l’instar du Canada, les libéraux en sont passés maîtres. D’ailleurs, la pratique (on coupe un ptit peu ici, on en remet là...…) était courante en France, jusqu’à ce qu’arrive Sarko-hollande, mais avec macron c’est du directe, rapide et global. Enfin une vision globale ! Faut croire que les moeurs sont prêts. C’est d’un cynisme machiavélique. Où sont passés les paradis fiscaux ?

18/07/2018 19:29 par alain harrison

Bonjour.
Merci Vlad Oulianov.
López Obrador en tant que président élu a déjà ratifié les mesures qui donnent un aperçu clair de son mandat. C’est-à-dire : l’autonomie de la Banque du Mexique, la discipline financière et fiscale, le respect des engagements avec les banques et les organisations financières internationales, et aucune expropriation ou confiscation. Il a également confirmé que sa lutte contre la pauvreté sera basée sur des palliatifs, sur des mesures d’aide sociale pour les personnes âgées, les personnes handicapées et des bourses pour les étudiants. Il tente donc de traiter un cancer en phase terminale avec de l’aspirine. Ce n’est pas un hasard si ce qu’il entend affirmer en premier lieu est la garantie de la liberté d’entreprise, un signe de distinction du projet de classe qu’il représente.
http://uecstrasbourg.over-blog.com/2018/07/mexique-illusions-reformistes-et-recomposition-de-l-hegemonie-bourgeoise.html

C’est exactement la politique néo-con-libérale du Canada et du Québec, et la panoplie des fausses promesses suivi de la DESTRUCTION progressive mais systématique des acquis sociaux, mais paisiblement, avec des cris ici et là.
Les travailleurs sont tombés sous le charme du clientélisme. Et c’est efficace. Le poisson , c’est dans son eau qu’on le fait bouillir. Et il y a autant de bouilloires que de secteurs du marché du travail. LE MARCHÉ DU TRAVAIL, un des nombreux concepts bien ancrés dans les mœurs.
Là le conditionnement est accompli.
Le chapitre 1 du livre de Jean-Marie Abgrall, tous manipulateurs tous manipulés
Nous devons comprendre comment s’organise une crise libérale : Qui sauve qui ?
Comprendre le modus operandi à travers l’Histoire : Crime contre l’Humanité, l’ultime retour des barbares (aujourd’hui, ils ont tous une cravate ou une boucle).
En effet, le peuple mexicain a peut-être un Tsipras expérimenté ?
Mais nous verrons. S’il promeut (et fasse des lois en conséquences) à ce que le peuple développe ses propres organisations sociales à participer largement aux problèmes du pays dans un premier temps et qu’il insiste sur le sens de ce que veut dire la Démocratie……..
Mais nous verrons.

19/07/2018 03:11 par alain harrison

Bonjour.

« « Au dernière nouvelle, Obama se refait une beauté esthétique : De Mandela à Obama » »

Mais ne serait-ce pas plutôt : De Mandela à Lula, à Chavez, à Maduro,...…… à Allende (il n’est pas mort, l’esprit seul vivifie)

Brésil : Lettre de Lula au Forum de Sao Paulo
16 Juillet 2018, 16:58pm | Publié par Bolivar Infos
http://bolivarinfos.over-blog.com/2018/07/bresil-lettre-de-lula-au-forum-de-sao-paulo.html

Même injustice, le libéralisme pareil à lui-même.

10/08/2018 19:43 par alain harrison

Bonjour.

Voilà qui inaugure bien.

Mexique : Lopez Obrador : « sans perdre de temps »
10 Août 2018, 15:20pm | Publié par Bolivar Infos

Extrait :

Il a confirmé qu’il cherchera à révoquer ou à modifier la réforme de l’éducation entreprise par le gouvernement actuel et à établir le droit à l’éducation publique et gratuite à tous les niveaux de l’enseignement.

Le mécanisme de consultation pour la révocation du mandat sera établi, ainsi que la suppression des obstacles ou des freins à l’application de toutes les procédures de consultation citoyenne, lesquelles devront avoir un caractère contraignant afin de faire respecter la démocratie participative.

Lopez Obrador l’a emporté avec une écrasante majorité et avec des promesses d’élimination de la corruption profonde qui accable le pays, frappé également par une violence croissante et une faible croissance économique.

Le défi est énorme, non seulement pour lui, mais aussi pour un gouvernement dont la formation est en cours avec différents acteurs politiques et économiques, qui devront – selon leurs propres termes – travailler à un projet commun qui place le Mexique au-dessus de ce qu’il est aujourd’hui.

CERTAINES DES MESURES QU’AMLO ENVERRA AU CONGRÈS

- Loi réglementaire sur les salaires maximums.

http://bolivarinfos.over-blog.com/2018/08/mexique-lopez-obrador-sans-perdre-de-temps.html

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