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À quoi doit servir un parti communiste aujourd’hui ?

Jean-Marc LELIEVRE

Réflexions d’un idiot après une conférence départementale préparatoire au congrès du PCF

Le prochain week end, le Parti communiste français tient son congrès « extraordinaire ». Extraordinaire il l’est déjà non pas tant à cause d’un calendrier et des arguments initiaux avancés – « se réinventer » après la nouvelle chute de son score électoral aux législatives de 2017 (un score de 2%)- mais bien plutôt par la victoire relative (42%) obtenue par un texte proposé contre celui de la direction nationale actuelle et du secrétaire national Pierre Laurent (37%). Un texte de ce qu’il faut bien désormais appeler une tendance d’opposition, devient la base de discussion pour établir le programme du Parti. C’est la première fois ! Est-ce un pas vers plus de démocratie et de débats fructueux ?

Parmi les signataires de ce texte (il en fallait un certain nombre pour qu’il puisse être proposé au vote), on compte bon nombre de cadres permanents, plusieurs figures de députés et sénateurs actuels ou anciens, les responsables des revues (internet) officielles du PCF « Économie et Politique », et Progressistes (sur les sciences), quelques anciens qualifiés de « staliniens » autrefois, deux journalistes de l’Humanité et plusieurs députés ou anciens députés.

Ces responsables et élus ont de plus en plus pesé ces dernières années, du fait d’une base militante affaiblie. Fin 2016, ils avaient déjà montré qu’ils étaient désormais majoritaires parmi les cadres en faisant adopter lors d’une conférence nationale sur les présidentielles de 2017 le choix de présenter un candidat communiste (André Chassaigne) … contre Jean-Luc Mélenchon. Heureusement, cette option avait été refusée par une majorité (53%) des adhérents, et le choix de soutenir JLM l’avait emporté, sans doute aussi grâce au poids de Pierre Laurent en faveur de l’union ; appui qui lui coûtera peut-être son éviction ! Malgré tout, ce choix avait été assorti d’un refus de se soumettre aux exigences de La France Insoumise suite aux tensions très vives entre LFI et le PCF. L’histoire précise reste à écrire mais la stratégie de la direction faut incompréhensible pendant les mois précédents, ressemblant à un « Tout sauf Mélenchon ».

Avec de tels choix stratégiques, quelles sont les thèses de ce texte alternatif intitulé « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » ? Ce texte contient plusieurs passages clés accusant sur un ton de tribunal les directions communistes depuis 2002 au moins, d’avoir abandonné l’identité et le programme communiste au profit de la recherche d‘une union à tout prix sur des contenus insuffisants et avec des alliés peu fiables, le plus critiqué étant… La France Insoumise ! Bref il s’agit de redevenir des vrais « révolutionnaires ». Le programme : des candidats du PCF à toute les élections et surtout à la prochaine élection présidentielle de 2022 ; un Parti « à l’avant-garde des luttes et des idées [pour] jouer le rôle d’éclaireur qui [devrait être le sien] » ! De là découle tout une série de propositions pour éclairer les habitants de notre pays afin de les « rendre autonomes » en s’appuyant en premier sur le travail de ses cadres : montrer « le coût du capital » sur lequel « ses » économistes autoproclamés ont travaillé depuis des années sans qu’on les écoute dans le Parti même par exemple. Tout n’est certainement pas rejetable dans ce qui est proposé dans ce texte. Néanmoins le cœur des propositions constitue un retour assez surréaliste à des conceptions qu’on croyait disparues à jamais. Il est de plus marqué par un économisme fort qui l’entraîne évidemment parfois vers un discours quasi patronal, comme dans ce passage : « élever le niveau de formation et de qualification pour répondre aux besoins de souplesse et d’adaptabilité de la production moderne » ! Cet économisme explique la priorité donné à un objectif de toute façon inatteignable par le seul PCF : l’organisation dans les entreprises. Difficile pour un parti réduit à un peu plus de 30 000 militants, dont beaucoup de retraités ou proches de l’être.

J’ai participé à la conférence de mon département préparant le congrès national du 23-25 Novembre 2018. Quoique minoritaire puisque j’avais voté pour un texte (« Pour un Printemps du communisme ») qui n’a obtenu que 11% (mais 25% dans mon département des Hauts-de-Seine), j’ai assisté à une réunion animée et où une majorité avait à cœur de réussir un bon congrès. L’émergence d’une génération de jeunes trentenaires talentueux, permet d’ailleurs de penser que la transcendance communiste n’est pas morte. Le département est animé depuis plusieurs années par des directions ouvertes et intelligentes et grâce à qui trois villes à direction communiste échappent toujours à la droite ou au PS. Un siège de député a été aussi regagné en 2017 malgré la présence incompréhensible d’un candidat LFI. Dans ce contexte, les « identitaires », assez minoritaires, n’ont pu empêcher une très large réécriture du texte–programme, enrichissant les nombreux acquis et de nouvelles évolutions du PCF : ni parti d’avant-garde, ni productiviste, ni pro-nucléaire, mais écologiste face à l’urgence climatique et environnementale, éco-communiste, plaçant les luttes contre le racisme, les violences sexistes et sexuelles, la défense de émigrés et des migrants, pour les droits des LGBT… au même plan que les luttes sociales, les droits des salariés, le combat contre le chômage et la précarité, et évidemment pour une autre logique économique pour sortir du capitalisme. Parfait ! Un peu trop ?

Car à l’opposé les débats stratégiques pour répondre rapidement à l’urgence absolue d’une prise de pouvoir sont restés en cale sèche, que ce soit sur l’Europe ou le rassemblement des forces antilibérales. Lors de cette conférence départementale la nécessité d’une bataille contre la violence de plus en plus ouverte exercée par le capitalisme contre les hommes et les femmes, la multiplication des atteintes aux libertés, des mesures anti-démocratiques et de l’autoritarisme a été évoquée (sans citer et c’est plus que regrettable, les perquisitions contre LFI, qui en font partie). Mais ont-ils répondu à cette constatation : « Si un changement politique n’est pas acte dans les quelques années qui viennent, le capitalisme tuera et nous fera complices de notre propre suicide » (marie-Jean Sauret, L’Humanité du 2 novembre). L’exigence d’apporter sa pierre à la construction d’un rassemblement victorieux pour stopper au plus vite la société de mort qui s’avance a été bien trop négligée. Pourquoi ? La majorité des militants semble encore tétanisée par le sentiment d’humiliation face à LFI (oublié les couleuvres socialistes pour tenter de faire pencher les mesures d’un gouvernement PS en faveur d’un vrai changement ?). Mais il y a autre chose : n’y a–t-il pas une part d’aveuglement des militants même jeunes par des arbres du « populisme » qui leur cachent la forêt des potentialités pour des batailles antilibérales victorieuses comme l’a démontré JLM ? Et si on posait la question de savoir qui a été le plus léniniste dans la période récente ?! Loin de ces réflexions idiotes, la majorité semble penser qu’il faudrait d’abord que le Parti se renforce : Y aurait-il un diplôme révolutionnaire qui me manque ?

Dans un passage du texte initial de ce manifeste (heureusement modifié dans le 92), LFI est placé dans le pôle social-démocrate, péjoratif pour les communistes français. Pour les « identitaires », une seule solution : « faire des campagnes autonomes afin de faire progresser le rapport des forces ( !) en faveur de nos idées ». Un autre passage non modifié, préconise de « tendre la main à toutes les forces politiques de gauche, sans partenaire privilégié, sur des questions précises posées par des luttes. » Sans fixer de curseur par rapport à l’opposition au libéralisme ? Sans l’ambition de rassemblement majoritaire le plus rapidement possible ? Très significatif aussi, la critique du PS est expédiée en 2 lignes sans même dire son alignement sur les politiques libérales depuis de nombreuses années. On peut donc rétorquer aux rédacteurs « révolutionnaires » de ce texte ce qu’ils écrivent sur les autres : « une parole forte en apparence peut masquer des options réformistes », voire pire !

Pourtant, il y eut d’autres prémisses qui laissent espérer. Un débat significatif eut lieu sur le terme « populistes » que les identitaires avaient bien sûr placé dans la liste des tendances à combattre aujourd’hui. Une majorité a imposé le terme « populistes de droite » (mais mentionner dans ce cas simplement l’extrême-droite n’aurait-il pas suffi ?) dans la volonté de bien faire savoir que LFI n’est pas l’ennemi du PCF. Tout n’est pas perdu !

Maintenant quelle(s) directions(s) va prendre le PCF ? Quelle stratégie, avec quels dirigeants ? Déjà le camp des « identitaires » réclame le poste de secrétaire national. Car c’est bien des relations basées sur le rapport de forces au sein même du Parti que ces « identitaires » ont peu à peu imposé ces dernières années grâce aux aveuglements d’une direction politiquement faible et comme sans boussole depuis 2014. Il en résulte un débat politique littéralement étouffé, sinon paralysé.

D’aucuns diront « Bon débarras ». J’en connais à l’inverse qui n’y sont plus mais qui espèrent un sursaut de ce parti, pour un retour de l’unité des antilibéraux. Il y a en effet au moins quatre bonnes raisons de sauver le camarade PCF !

  • L’isolement du PCF ne profitera à personne. Sa marginalisation pourrait même « libéraliser » certains dans la gauche antilibérale (personne n’est parfait !).
  • L’Histoire du mouvement communiste fait qu’aujourd’hui il attire encore des forces vives, y compris en France, pour combattre le capitalisme.
  • La transcendance communiste, dont Marx est le nom, n’est pas morte… à condition d’en préserver l’esprit. Par exemple « Le communisme n’est ni un idéal… nous nommons communisme le mouvement réel qui abolit l’état des choses… » . Certes aucune carte d’aucun parti communiste ne garantit la compréhension de Marx, ni de voir ce qu’il a pu manquer pour qu’on en soit encore là, avec un capitalisme qui peut maintenant nous tuer tous (voir notamment de Pierre Bruno Lacan passeur de Marx). Mais partager le même engagement que lui peut aider !

Mais ça aide Le pôle communiste en France – même très minoritaire vu que « communisme » se résume à « échec économique » et/ou « absence de libertés » pour une grande majorité de Français – pourrait néanmoins représenter le « N+1 » qui tienne un rassemblement antilibéral : personne ne peut contester au PCF sa force rassembleuse à des moments dramatiques ou clés de notre Histoire.

Pour certains, une fraction communiste pourrait fonder un autre parti ou se fondre dans LFI. Pour exister dans combien de décennies ? Pour y apporter quoi ? En vérité, qui doute qu’une victoire des « identitaires » menacerait très vite l’existence d’un pôle communiste (que ce soit ou non le PCF) qui puisse compter et qui soit vraiment utile, y compris à LFI ?

Pour celles et ceux qui ont encore un lien avec ce parti et partagent quelques-unes des idées exposées ici, alors il est temps de le faire savoir auprès des militants de votre entourage, des dirigeants du PCF et de l’Humanité (dont la survie va à nouveau beaucoup dépendre des dons de ses lecteurs dont vous êtes peut-être).

COMMENTAIRES  

25/11/2018 02:14 par gelmad

"À quoi doit servir un parti communiste aujourd’hui ?" Malheureusement plus à rien !. D’ailleurs mérite-t-il toujours ce nom ? ou, tel le parti socialiste, n’a t-il plus de communiste que le nom ?

25/11/2018 02:36 par Georges SPORRI

Vu qu’ils défendent des réalités très concrètes comme leurs municipalités, leurs réseaux dans la CGT et la FSU, leurs réseaux dans des associations, les stratèges du PCF sont des sortes de Prométhée enchaînés qui n’ont maintenu le mot "communiste" dans leur fiche d’état civil qu’en résistant à l’inénarrable HUE qui voulait rebaptiser PCF en PHF ( Parti humaniste français )...
Leur groupe parlementaire ne se fait pas beaucoup remarquer car il est très difficile de rester compatible avec la nouvelle gôche plurielle qui se prépare autour de Glucksmann, Hamon, Jadot... C’est un boulot de funambule qui interdit de gueuler contre certaines perquisitions, contre une campagne raciste-putassière contre une députée, ...etc.
Cette apathie et ces inerties créent des tensions, soulèvent des débats, provoquent des désertions.
Je crois que ça va perdurer ainsi encore longtemps ... Je sais ce qu’ils devraient faire en marge de cette stratégie de survie, mais je ne le dirais pas car ils détestent recevoir des conseils et que je n’aime pas en donner !

25/11/2018 05:17 par Bernard Trannoy

"identitaire" terme qui se veut dévalorisant et même humiliant, mais qu’est-ce que cela peut vouloir dire ??? Cette manie des étiquetages est irritante au plus haut point. Ce texte est né de la volonté de communistes participants du réseau FVR-PCF (essentiellement des militants de base, qu’on ne saurit réduire à Vénissieux comme beaucoup le font). et de ceux que l’on appelle les économistes, des élus et des secrétaires fédéraux ont adhéré ensuite à la démarche. Je doute que Jean Ortiz soit à classer des "identitaire" et lui qui connait bien son département pourrait témoigner de qui a porter la démarche dans son département. En fait dans les porteurs de la démarche beaucoup de syndicalistes

25/11/2018 05:23 par Bernard Trannoy

Pour moi Printemps du communisme c’est été sous la banquise, et hiver à la fosse commune. Pour moi c’est un courant social-démocrate, largement anti communiste vecteur de l’idéologie dominante dont ont sait qu’elle est celle de la classe dominante

25/11/2018 08:43 par CN46400

"malgré la présence incompréhensible d’un candidat LFI."
Pourquoi "incompréhensible" ? JLM avait annoncé bien avant qu’il y aurait un candidat FI dans chaque circo ! Chez moi, une entente FI-PCF pouvait enlever les deux sièges, au lieu de cela 1 LR+1 LREM et FI n’a rien voulu entendre...Quand au dépit d’avoir finalement contribué à l’échec de P Laurent à ce congrès en soutenant un texte encore plus franchement social-démocrate que celui de la direction sortante, il faut, à mon sens, pour le soigner, ré-ouvrir le Manifeste, celui de1848...
Vous y constaterez que Marx ne parle jamais de "libéralisme" et des autres déclinaisons, mais de "capitalisme" et de rien d’autre. Il parle des rôles et intérêts des classes antagonistes qui luttent pour faire prévaloir leurs intérêts ; à savoir la bourgeoisie et le prolétariat qui ont disparu du vocabulaire et finalement du programme du PCF.
En clair, ce congrès va engager un retour aux fondamentaux du communisme (à chacun selon ses besoins) et pour JM Lelièvre on précisera que si Staline fait partie de l’histoire du PCF, il ne fait pas partie des fondamentaux à re-fréquenter ! Par contre, même si Billancourt n’existe plus dans mon ancienne fédération, la lutte des classe est encore là, et bien là, il suffit de lever le brouillard social-démocrate qui embrûme depuis trop longtemps, 1976 pour dater, le PCF.
Quand au pb de l’union, le Manifeste de KM donne le bon chemin : "Les communistes travaillent à l’union, et à l’entente, de tous les partis démocratiques de tous les pays. Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leur opinion et leurs projets"

25/11/2018 12:08 par Bernard Trannoy

Au moins une certitude les communistes sont guéri contre les dérive du culte de la personnalité. Ils viennent d’en faire la démonstration, ni dieu, ni César, Ni tribun.
Visiblement beaucoup n’arrivent pas à s’en défaire, ils ont un besoin de mentor qui me laisse sans voie. Ils n’arrivent pas à penser par eux-mêmes, sauf à illustrer les propos du mentor du moment

25/11/2018 17:15 par HUGO

Mon camarade JM Lelièvre prêche pour sa paroisse Marxiste Léniniste (un bon point !), c’est-à-dire la section PARIS XV qui se verrait depuis belle lurette, seule aux commandes du PCF ! Dans ces conditions je comprends mieux la réaction épidermique de B.Trannoy à propos du vocable « identitaire » quelque peu humiliant vis-à-vis du réseau FVR le PCF, dont le foyer principal se situe bien à Vénissieux quoi qu’on en dise ! Critiquer pour critiquer, j’aurais préféré lire JM Lelièvre dénonçant les dérives mutantes achevées de Laurent et sa clique d’européistes convaincus qui sont arrivés par un tour de passe passe (trop connu des vétérans) à conserver des postes à ce PCF « euroformaté » qui n’est plus l’ombre que de lui-même !

25/11/2018 18:06 par leon

OUI lFI est un mouvement SOCIAL DEMOCRATE qui a vocation a se substituer au PARTI SOCIALISTE d’ailleurs l’essentiel de ses dirigeants sont issus du PS, en ce qui me concerne rien d’infamant, c’est un courant important du mouvement ouvrier, je trouve que vous avez bien des pudeurs de gazelle pour l’assumer, l’économiste du PG/LFI jacques Généreux l’assume très bien, lors d’un débat avec des journalistes, ils employaient le terme d’extrême gauche pour qualifier LFI, Généreux a récusé ce terme d’extrême gauche, en proclamant la France en commun est un programme banalement social démocrate. Je suis communiste j’ai voté la base commune le manifeste je me ne sent pas identitaire c’est un faux débat cet angle me parait d’une grande faiblesse, quand aux amis qui ont été au PCF je respecte leur choix mais je ne le partage pas.

25/11/2018 19:57 par Bernard Trannoy

Conférence fédérale de Paris nombre de propositions d’amendements venants du 15ème ont été prises en compte ce qui ne les à pas empêcher de voter contre le texte amendé avec printemps du communisme. Il aurait pu s’abstenir, non ils ont votés contre, voilà des trotskistes pur jus. Tous réuni autour de leur kalif du moment ou César c’est selon

25/11/2018 19:58 par CN46400

@Hugo
J’ai l’impression que tu as lu l’article de Lelièvre en diagonale très large : "Quoique minoritaire puisque j’avais voté pour un texte (« Pour un Printemps du communisme ») qui n’a obtenu que 11%"
@ Léon
Il suffisait d’entendre JLM à la fondation de FI pour être édifié ; à propos du PS il disait : "on va prendre sa place". Seul parmi les dirigeant du PC, Chassaigne a alors relevé la chose. A propos des gilets jaunes, les dirigeants de FI passent souvent sur les antennes, aucun ne parle des salaires quand on quitte les taxes pour aborder le pouvoir d’achat. Pour le moment je n’ai entendu que Laurent et Martinez qui aient abordé le sujet. Ca me rappelle Cohn Bendit et Rocard commentant le constat de Grenelle en 1968 : "un plat de lentilles". La social démocratie, c’est cela, oui au progrès social, mais...limité !
Mélenchon n’échappe pas à cette règle, sauf que parce qu’il a parlé un temps comme nous, certains camarades ne veulent pas admettre qu’il ont été trompé, mais, peu à peu, la lumière se fait. Les mêmes qui, en 2012, étaient stupéfaits d’entendre un socialiste de 30 ans parler comme il le faisait alors, disent maintenant : ben oui c’est un socialiste..Et, il va falloir, quand il sera dégrisé des 19% de 2017, rediscuter avec lui, comme avec d’autres sociaux-démocrates.....

25/11/2018 21:00 par HUGO

@ Bernard
Je ne vais pas prendre la défense de la section PARIS XV, je sais depuis bien longtemps le rôle que joue Emmanuel DT (j’ai sous les yeux un résumé de 2011 écrit par notre camarade Pascal B de la fédé du Rhône à son sujet) . Mais le désigner trotskyste est un pas que je ne franchirai pas. Je laisse les « camarades » de la Riposte te répondre ! Qu’il se soit "comporté comme un trotskyste" au congrès est tout autre chose !

25/11/2018 22:35 par François de Marseille

Si meme le PCF se demande en interne à quoi il sert, la messe est dite, parce que moi je sais depuis longtemps qu’il sert tout sauf la bonne cause.

26/11/2018 11:16 par CN46400

@ françois de Marseille
Le congrès du PCf propose, pour résoudre la crise des "gilets jaunes"de passer le SMIC à 1800€ brut soit + 12,5%. A part cela rien de neuf...

26/11/2018 13:05 par Georges SPORRI

@CN46400 / J’espère qu’ils exigent aussi d’énormes augmentations du RSA, des retraites, de tous les minima sociaux, car sinon, une augmentation du seul SMIC ferait décrocher encore plus les millions de précaires...

27/11/2018 09:51 par Assimbonanga

Il reste quand même cette mentalité de base où le petit ouvrier (ou même le chômeur) reproche au destinataire du RSA de gagner des sous sans rien faire...
24 novembre, dans le car qui entre dans Paris, François Ruffin donne la parole aux gilets jaunes : vidéo d’une dizaine de minutes, incluse sur cette page de France 3 Hauts-de-France, https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/francois-ruffin-gilets-jaunes-champs-elysees-paris-1580857.html

27/11/2018 10:47 par CN46400

@ Georges Sporri
Evidemment quand on touche au Smic, tout ce qui lui est rattaché doit suivre, y compris les salaires immédiatement supérieurs.
@ Tous
Comment expliquer, dans ce mouvement, la quasi absence de la France non blanche ?

27/11/2018 12:10 par Buffaud

Rappelons une fois de plus ce qui a déclenché la mort du Front de Gauche : les listes communes du PCF avec le PS dès le premier tour des municipales dans la moitié des grandes villes plus la capitale, décisions unilatérale prise sans l’avis des autres formations. Alors quand vous parlez « d’alliés peu fiables » à propos de la FI …
Il est bon également de savoir que JLM a néanmoins continué à porter à bout de bras le FdG au delà du raisonnable, ce qui lui a valu de nombreuses démissions au sein du PG, avant de créer la FI.
J’espère sincèrement que le PCF continuera d’exister, mais à condition d’arrêter de faire n’importe quoi. Sinon il disparaîtra comme le PC Italien, hélas.

27/11/2018 15:48 par Buffaud

Pardonnez-moi ce nouveau coup de g …, mais trop c’est trop :
@léon : Et qu’est ce que c’est que cette histoire de social-démocratie ? Ah parce que le PCF est communiste, peut être ? Et la FI est social démocrate ? Si vous regardiez dans une autre direction que vers votre nombril, vous sauriez que le programme « l’Avenir en commun » reprend, en augmenté, les propositions du programme « l’Humain d’abord » que le PC a co-rédigé en 2012 ! Alors vous étiez sociaux démocrates, à l’époque ? Et Robert Hue, il est où, lui ? Et à Paris, où vous dirigez avec les libéraux Hollandistes, où l’on ferme dispensaires et CIO, vous n’êtes pas sociaux démocrates ? Je vous rappelle également que nombre de communistes sont aujourd’hui à la FI. Vous faites semblant d’ignorer la motion présentée au congrès du PC par Elsa Focillon et Stephan Peu, qui entre autres réclamait un rapprochement avec la FI. Comme il faut être « hors sol » pour parler de social - démocratie en 2018, alors que chacun sait qu’elle n’existe plus nulle part, car totalement incompatible avec le système libéral. Tout ce qui vous intéresse ce sont les alliances électorales à géométrie variable, dans le but unique de renflouer les caisses. Vous ne comprenez pas que les citoyens en ont ras le bol des tambouilles électorales, comme vous ne comprenez rien aux gilets jaunes. Vous imaginez toujours être le centre du monde alors que vous n’êtes plus rien. Allez, présentez un candidat en 2022 qu’on rigole un bon coup.

27/11/2018 21:07 par CN46400

@ Buffaud
Du calme, c’est pas une honte d’être social-démocrate, Mitterand, Blum, Mollet, et Mélenchon ont fait, un moment, carrière la dedans. Et le PC sait parfaitement que l’entente est incontournable. Mais ce qu’il a appris, c’est que cette entente perd de son efficacité dès que le vote des électeurs, en général, et communistes en particulier est acquis. Et Mélenchon a été encore plus rapide puisqu’il n’a accepté en, 2017, aucune entente avant les élections, ni pour la présidentielle, ni pour les législatives. Sans doute pour n’avoir, en cas d’élection, aucun compte à rendre au PC, comme Mendès France en 54, qui voulait une majorité "sans compter les communiste".
Mitterand est une référence pour Mélenchon, il a signé le programme commun, il a gagné grâce aux communistes, gouverné pendant 14 ans, dont 3 dans l’intérêt du prolétariat.... Mélenchon a 65 ans, il est pressé, le PC va sur 100 ans et a tout l’avenir devant lui !

28/11/2018 06:47 par babelouest

@ CN
Pour en avoir vu les effets, les soc-dem sont encore plus dangereux que les communistes, parce qu’ils ne rejettent pas le productivisme, ni le capitalisme qui en est le bénéficiaire. Le PCF n’a jamais, pour autant que je sache, rejeté clairement le productivisme lui non plus. Ni lui, ni ceux qui se tiennent encore plus à gauche. C’est pourquoi les vrais anarchistes ne peuvent se dire de gauche : ils proposent un changement tout-à-fait radical, au-delà ce ce clivage artificiel. Bien entendu ils seront de ce fait rejetés de toutes parts par les bien-pensants des idéologies "autorisées".

Un jour, je le crains, tout l’échafaudage actuel s’écroulera, alors il faudra bien se résoudre à une autre donne pas forcément amusante, mais au moins qui donnera à tous et à chacun la main sur l’avenir. Une donne qui sera écologique "par défaut", parce qu’on n’aura pas le choix.

Mais là, cela voudra dire qu’aura été acté le vers 10 du Chant du Départ (sachant que les tyrans, bien entendu, sont les grands banquiers, ceux qui se réunissent tous les deux mois sous l’égide du représentant de la Banque d’Angleterre dans un lieu ultra-fermé à la BRI, pour discuter de notre sort sans complexes et sans risques de fuites).

28/11/2018 15:25 par Danael

Merci l’idiot, pour cet article ( c’est un compliment).

30/11/2018 11:18 par AF30

Je viens un peu tard après cette bataille de commentaires qui me paraissent biaisés essentiellement du coté des partisants du PCF. Comme toujours la médaille d’or revient à CN dont on ne sait pas s’il faut admirer les inébranlables certitudes ou bien s’en désintéresser. On y trouve toujours, en prémisse de toute démonstration, le postulat indéboulonnable que le PCF s’il n’a pas toujours raison il n’a jamais tort. Bien évidemment cela conduit par contraste à ce que ce qui n’est pas lui et particulièrement tout mouvement qui en serait le moins éloigné à être considéré forcément comme un traitre à la cause.
Cela se constate en particulier de la lecture qui est faite par les partisants du PCF du Front de Gauche de sa naissance à son évolution jusqu’à son fantôme actuel. Pourtant il est difficilement contestable que l’attitude ambiguë des élus PCF a été particulièrement constatable lors des municipales. Un pied dedans un pied dehors avec le PS. A partir de là il fallait bien trancher et je ne sache pas que, dans ces conditions, présenter aux premiers tours des candidats de parti serait déloyal laissant ainsi au électeurs le soin de trancher. Où ça devient problématique c’est quand au second tour on maintient un candidat sans aucune chance afin d’empêcher l’élection d’un précédant alliué.
« le PC va sur 100 ans et a tout l’avenir devant lui ! » Ouais, peut être. Les églises aussi, certaines ont 2000 ans, d’autres 4000 et même parfois beaucoup moins. Quand je dis qu’il s’agit de foi….

30/11/2018 18:53 par CN46400

@ AF30
Reste à nous préciser où, et dans quelle circonstance, a existé la situation dont vous parlez ?........

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