
Dans la nuit de lundi à mardi, à Marseille, à 1h30, le Raid et d’autres forces de police enfonçaient la porte de Pierre Stambul. Le vice-président de l’Union juive française pour la paix (UJFP) a été frappé, menotté, gardé à vue pendant plusieurs heures puis relâché sans explications, sans excuses.
Dans la nuit de mardi à mercredi, cette fois à Ivry sur Seine à 2h30 du matin, c’est au domicile de Jean-Claude Lefort que des forces de police ont tenté d’arrêter le député honoraire. Même procédé qu’à Marseille sauf que l’ancien député se trouvait en province. Il a demandé, lui aussi, des explications et des excuses. En vain.
Selon différentes sources, un hacker franco-israélien, vivant en Israël déjà connu pour s’être attaqué à un journaliste du site Rue 99 serait à l’origine des deux affaires. Peut-il agir de propre initiative ?
Trois questions viennent à l’esprit.
1/ Les interventions policières sont-elles devenues à la lumières des événements survenus ces derniers jours une pratique « normale ».
2/ Est-il « normal » qu’aucune excuse officielle notamment des préfets ne soit formulée ?
3/ Le hacker basé en Israël est connu des services de police et du ministère des Affaires étrangères. Le gouvernement français compte-t-il intervenir auprès de Tel Aviv pour mettre fin à de tels agissements ?
JF