Auteur José FORT

Egon Krenz : "L’avenir sera le socialisme ou la barbarie"

José FORT
« L’usage de la force, et nous en avions les moyens, aurait conduit à la catastrophe, » Le dernier président du Conseil d’État de la République démocratique allemande (RDA) évoque la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses relations avec Kohi, ses propres erreurs, le socialisme. Egon Krenz vit avec sa famille près de Rostock. Notre rendez-vous a eu lieu à Berlin, dans un endroit discret, il doit prendre des précautions, n’étant pas à l’abri d’une provocation. La presse de droite (…)

A Santiago du Chili, au lendemain d’un autre 11 septembre

José FORT
« Un avion décolle dans trois heures pour Buenos Aires. Un conseil, prenez-le, votre sécurité en dépend. » Je venais à peine de rentrer dans ma chambre d’hôtel à Santiago du Chili. Au téléphone, un interlocuteur inconnu (un militaire, un ami ?) m’invitait à quitter rapidement le pays. Il fallait faire vite, sauter dans un taxi et prendre rapidement la route de l’aéroport en observant les consignes reçues quelques jours plus tôt. Peu m’importait ce départ précipité, même s’il provoquait une (…)

Luis Royo-Ibanez : "Je fonce sur Paris..."

José FORT
Les cérémonies du 65 ème anniversaire de la libération de Paris auront lieu le 25 août prochain sur le parvis de l’Hôtel de Ville de la capitale. Le rôle des républicains espagnols sera-t-il évoqué ? J’ai rencontré le survivant espagnol de la division Leclerc, Luis Royo-Ibanez peu avant sa mort à Cachan dans le Val-de-Marne. Il était membre de la 9 ème compagnie qui participa à la libération de Paris à bord d’un Half-Track baptisé " Madrid ", en mémoire des combats contre les troupes (…)

Anastasio Somoza : la fin du fils d’un « fils de pute »

José FORT
Il y a trente ans, le 19 juillet 1979, les « muchachos » du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) libéraient Managua, la capitale du Nicaragua. Un pays ? Plutôt un ranch privé tenu par la famille Somoza, une dictature bestiale en place depuis 1933. Coïncidences ? Anastasio Somoza Debayle dit « Tachito » est mort comme son père « Tacho ». Les deux ont été exécutés comme il est courant d’éliminer des chefs de bandes : le premier, en septembre 1980, le corps criblé de balles au (…)

Dolores Ibarruri : Pasionaria pour toujours

José FORT
J’enrage. Pasionaria est mise à toutes les sauces. La "pasionara du gouvernement", la "pasionaria des stades", "la pasionaria... Voici l’histoire de Dolores Ibarruri, la véritable, la seule Pasionaria. Huitième d’une famille de onze enfants, fille et petite- fille de mineurs, née cinq années avant le début du siècle dernier à Gallarta, ville de la province basque de Biscaye, Dolores Ibarruri, dès son plus jeune âge, rêve de devenir institutrice. Dans la petite école située au-dessus de la (…)

Sur Fidel Castro

José FORT
Rarement un révolutionnaire, un homme d’Etat aura provoqué autant de réactions aussi passionnées que Fidel Castro. Certains l’ont adoré avant de le brûler sur la place publique, d’autres ont d’abord pris leurs distances avant de se rapprocher de ce personnage hors du commun. Fidel Castro n’a pas de pareil. Il est « Fidel » ou le « Comandante » pour les Cubains et les latino-américains, pas le « leader maximo », une formule ânonnée par les adeptes européo-étatsuniens du raccourci facile. Le (…)