Auteur Edward S. HERMAN

Krugman, Poutine et le New York Times (Dissident Voice)

Edward S. HERMAN
Paul Krugman est un journaliste-spécialiste de premier plan, sans doute, le plus instructif parmi les journalistes qui écrivent régulièrement pour le New York Times. Il a mûri au cours de ses années au Times, probablement au grand dam des grosses légumes du journal. Quand il a été embauché comme chroniqueur permanent en 2000, Krugman était un fervent défenseur de l’économie de marché, et dans sa toute première tribune (le 2 janvier 2000), il reprochait aux manifestants lors du Sommet de (…)

Le cinglé, le démagogue et l’ex-colonel du KGB

Edward S. HERMAN
Le cinglé c’est John Kerry, qui s’est complètement grillé à faire la navette avec empressement entre Washington et Tel-Aviv pour tenter de jeter au moins « les bases » d’un accord israélo-palestinien (susceptible de créditer de quelque progrès ses gesticulations d’honnête courtier), tout en dénonçant avec véhémence le Président du Venezuela, Nicolas Maduro, pour « la campagne de terreur qu’il mène contre son propre peuple », et en dénonçant bien évidemment les Russes pour leur « agression » (…)

La “Responsabilité de protéger ” (R2P) comme instrument d’agression

Edward S. HERMAN
La « responsabilité de protéger » est une fausse doctrine conçue pour miner les fondements mêmes du droit international La « responsabilité de protéger » est une fausse doctrine conçue pour miner les fondements mêmes du droit international. C’est le droit réécrit en faveur des puissants. « Les structures et les lois sous-jacentes à l’application de la R2P exemptent les exécuteurs des grandes puissances des lois et règles qu’ils imposent aux puissances inférieures. » La Responsabilité de (…)

« Les crimes des Etats-Unis ne sont jamais appelés génocides en Occident »

Edward S. HERMAN
Algeriepatriotique : Quelle est votre position par rapport à la crise syrienne ? Edward S. Herman : Il s’agit d’une guerre par procuration déguisée en guerre civile qui implique l’intervention de nombreux pouvoirs étrangers, et menée par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, Israël et la Russie. L’intervention russe est la plus défendable puisqu’elle apporte son aide à un allié de longue date, la Russie étant la seule amie réelle de la Syrie dans la zone méditerranéenne. Les autres (…)

USA : Pire que Chutzpah ! (Z Net)

Edward S. HERMAN
CHUTZPAH : désigne le dernier degré de l’arrogance, de l’impudence, de la plus totale absence de honte ou de scrupules. Synonyme généralement péjoratif d’audace, d’insolence, d’impertinence, il cesse d’être péjoratif dans les milieux où l’impudence est de règle… En hébreu, le mot chutzpah marque une indignation envers quelqu’un qui a dépassé outrageusement et sans vergogne les bornes du comportement acceptable. Quand on voit la Secrétaire d’État Hillary Clinton et le président Barack (…)

L’hypocrisie du « deux poids deux mesures »

Edward S. HERMAN
Les doubles standards ne datent pas d’hier, mais je me demande si, à l’instar de l’hypocrisie ambiante, ils n’ont pas atteint de nouveaux sommets en ces temps de « guerre contre le terrorisme », « d’interventions humanitaires » et de prétendue « responsabilité de protéger » (R2P), apanage absolu des interventionnistes planétaires - ceux-là mêmes qui ont fini par institutionnaliser la torture (érigée de facto en option politique légitime), les « extraordinary renditions » (arrestations et (…)

Produire des « Etats Ratés »

Edward S. HERMAN
Pendant la Guerre du Vietnam, au-dessus de l’entrée d’une base américaine on pouvait lire : « Killing Is Our Business, and Business Is Good. » (« Tuer c’est notre affaire, et les affaires marchent fort »). Et en effet, les affaires marchaient vraiment très fort au Vietnam (de même qu’au Cambodge, au Laos ou en Corée), où on comptait par millions le nombre de civils tués. D’ailleurs elles se sont plutôt bien maintenues aussi après la Guerre du Vietnam. Les massacres ont continué sur tous (…)

Srebrenica : mythe ou réalité d’un génocide ?

Edward S. HERMAN
Analyse des événements de Srebrenica Srebrenica. L’épisode est devenu le symbole du mal, particulièrement du mal serbe. Il est décrit comme "une horreur sans égale dans l’histoire de l’Europe depuis la Seconde guerre mondiale" , qui a vu l’exécution de sang-froid "d’au moins 8.000 hommes et jeunes gens musulmans" . Les événements se sont déroulés à l’intérieur ou dans les environs de la ville bosniaque de Srebrenica, entre le 10 et le 19 juillet 1995, lorsque l’armée (…)